Grève des enseignants à Idiofa : un syndicaliste en clandestinité suite à des menaces d’arrestation

Foto
Idiofa/Kwilu

Le président de l’intersyndicale des enseignants d’Idiofa, Gilbert Empom, affirme entrer en clandestinité à la suite des menaces proférées contre lui en raison de la persistance de grève des enseignants dans ce territoire de la province du Kwilu. Il dénonce ces menaces d’arrestation qu’il attribue aux autorités politico-administratives locales.

Selon lui, ces menaces sont intervenues après la publication d’un communiqué de l’intersyndicale appelant les enseignants à maintenir la grève, en dépit des appels à la reprise des cours. Les enseignants réclament le paiement de leurs salaires du mois d’octobre 2025. 

Face à cette situation, Gilbert Empom sollicite l’intervention du gouvernement central ainsi que celle des organisations de défense des droits de l’homme afin d’assurer sa sécurité.

« Il y a eu un communiqué du Synecat demandant aux enseignants catholiques de reprendre les cours. De notre côté, l’intersyndicale a lancé un communiqué demandant aux enseignants de maintenir leur position tant que les salaires du mois d’octobre ne sont pas payés. Les autorités se sont ensuite réunies en comité de sécurité pour me menacer d’arrestation. Nous nous sommes retirés de nos maisons sous la surveillance des enseignants qui voulaient voir qui viendrait nous arrêter. Nous demandons à ceux qui militent pour le respect des droits de l’homme de nous sécuriser, car le droit de grève est garanti et nous n’avons commis aucune infraction en décrétant la grève », a déclaré à ACTUALITE.CD, Gilbert Empom, président de l’intersyndicale des enseignants d’Idiofa.

Contacté, l’administrateur du territoire d’Idiofa, Adelar Kintolo, rejette ces accusations et parle de fausses informations. Il assure qu’aucun syndicaliste ne vit en clandestinité dans sa juridiction et dément toute menace d’arrestation.

« Aucun syndicaliste n’est incarcéré ou menacé. Ce sont de fausses informations, ce n’est pas réel. Ils sont libres dans le cadre de leur travail. Ici, certaines écoles catholiques ont suspendu la grève, tandis que d’autres la poursuivent. Les enseignants ne sont pas menacés », a répliqué l’administrateur du territoire, Adelar Kintolo.

Pour rappel, la grève des enseignants à Idiofa a débuté après les festivités de fin d’année. Depuis plusieurs semaines, les activités scolaires sont paralysées, contraignant de nombreux élèves à un congé forcé.

Jonathan Mesa