L’Institut national de santé publique (INSP), à travers le Centre des opérations d’urgences sanitaires (COUSP), a présenté un bilan globalement positif de la gestion des urgences sanitaires en République démocratique du Congo (RDC) au cours de l’année 2025.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, le directeur général du COUSP a indiqué que le pays a été confronté à plusieurs épidémies, notamment la Mpox, Ebola et le choléra, dans un contexte marqué par des conflits armés, des catastrophes naturelles et des crises humanitaires.
Concernant la gestion de la variole simienne (Mpox), Christian Ngandu a affirmé que la situation est désormais sous contrôle. Le nombre de cas est passé de près de 2 000 cas notifiés par semaine en 2024 à une moyenne comprise entre 250 et 300 cas hebdomadaires en 2025.
À ce jour, seules 19 zones de santé restent affectées par l’épidémie de Mpox, contre 401 auparavant. Les provinces du Sankuru ainsi que du Nord et du Sud-Kivu figurent parmi les plus touchées. Le COUSP précise par ailleurs que la campagne de vaccination se poursuit, avec près de 1 500 personnes déjà immunisées.
S’agissant de l’épidémie de choléra, le directeur général du COUSP a insisté sur la nécessité de renforcer les mesures de riposte, notamment la surveillance épidémiologique, la prise en charge rapide des cas et la sensibilisation communautaire, afin de freiner la propagation de la maladie.
En ce qui concerne la maladie à virus Ebola, le COUSP s’est félicité de la déclaration officielle de la fin de l’épidémie dans la zone de santé de Bulape, dans la province du Kasaï. Il s’agissait de la 16ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en RDC depuis la découverte du virus en 1976. Cette flambée avait enregistré 53 cas confirmés, dont 34 décès, ainsi que 11 cas probables.
Depuis septembre 2025, aucun nouveau cas n’a été signalé. Les 19 derniers patients recensés ont été guéris et libérés des centres de traitement.
Par ailleurs, le COUSP a également fait le point sur les inondations et les déplacements massifs de populations provoqués par les pluies diluviennes ayant frappé plusieurs régions du pays, avec Kinshasa comme zone la plus affectée. Au total, 13 zones de santé ont été gravement touchées et 80 écoles détruites.
En collaboration avec le ministère de la Santé et ses partenaires, le COUSP affirme avoir apporté une assistance à environ 25 000 sinistrés des inondations de Kinshasa, à travers la distribution de kits médicaux et d’hygiène dans les sites d’accueil, afin de prévenir la survenue de maladies.
Au regard de ces défis, le COUSP promet de mettre en place des stratégies renforcées en matière de santé environnementale et d’assainissement, dans le but d’améliorer les conditions de vie des populations et de les protéger contre les maladies.
Grâce Guka