L'insécurité urbaine refait surface dans la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Des braquages, des visites nocturnes dans des maisons, des ravissements de motos … C'est l'actualité à la une à Kisangani.
Le cas le plus récent a eu lieu ce jeudi 28 août à 20 heures, à quelques pas de la 31e région militaire. Un entrepreneur a été la cible d'hommes armés dans son minishop. Les assaillants ont réussi leur coup. Le jeune homme se trouve entre la vie et la mort après des balles logées dans sa poitrine.
La somme emportée n'est pas encore connue. Ce braquage a été précédé par un autre, qui a eu lieu le 21 août 2025, dans la commune de Makiso, au quartier plateau Boyoma. Le gestionnaire d'un guichet de pari sportif a été attaqué par des hommes armés encore inconnus. Après des coups de feu, ces derniers ont réussi à voler de l'argent.
Dans le quartier Artisanal, commune de Kisangani, plus ou moins 200 jeunes se sont réunis le dimanche 24 août pour marcher l'autosecurisation. En effet, ils disent avoir enregistré plus de 17 cas de vol armé nocturne en 2 semaines. Par ailleurs, les taximen perdent leurs enjeux dans des embuscades tendues par des hommes armés.
L'insécurité monte en flèche ces derniers jours alors que l'opéra Ndobo est en cours dans la province de la Tshopo. Pendant ce temps, la police procède au maintien de l'ordre dans les rangs des conducteurs de motos. L'identification et le port des gilets sont obligatoires dans la ville.
Gaston MUKENDI, à Kisangani