Kinshasa-Coronavirus: le calvaire des discothèques, des faillites rédoutées
Mercredi 4 août 2021 - 13:58
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Vendredi dernier, Jean-Jacques Mbungani, Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention, a annoncé que la tendance générale de contaminations est à la baisse. Il a parlé d’une baisse de l’incidence de Covid-19 de 14,9% par rapport à la semaine précédente alors que la moyenne africaine est de 5%. Selon lui, cette tendance est la conséquence des mesures prises par le gouvernement mi-juin.

Cependant, les discothèques demeurent fermées.  

Le gouvernement a décidé de renouvelé pour 15 jours encore l’ensemble de ces mesures. Selon le ministre de la santé, c’est pour soutenir cette tendance baissière. Ce qui ne fait pas particulièrement les affaires des discothèques. Il faut préciser que les discothèques sont parmi les secteurs les plus rentables des industries culturelles à Kinshasa. 

Selon les acteurs du secteurs interrogés, une boite de nuit à Kinshasa génère en moyenne entre 5000 et 10 000 dollar chaque jour de weekend, selon qu’on est au centre-ville ou pas.

Si les recettes peuvent être divisées de moitié jeudi par exemple, elles sont encore plus importantes pour les boites de nuit en vogue qui carburent dès le vendredi. 

Selon lui, en période normale, pour assurer le loyer, payer le personnel et s’acquitter d’autres charges, une boîte de nuit classique du centre-ville, est obligée de tourner autour de 20.000 dollars de chiffre d’affaire par mois, comme nous le confie par exemple Teddy Lelo, un des managers événementiels réputés de la ville.

Aujourd’hui, beaucoup de ces discothèques ne fonctionnent plus surtout celles qui sont situées au coeur du centre-ville. 

D’autres par contre fonctionnent clandestinement en organisant ce qu’on appelle ici soirées privées.

De son côté, la Police s’est mobilisée et se déploie pour faire respecter les mesures gouvernementales.

Certains gérants de boites nuits et mêmes des clients sont souvent arrêtés et des matériels confisqués.

Là encore, la police et les autorités ont été fortement critiquées.

Parmi les tenanciers certains pensent être plus visés que d’autres dénoncent ce qu’ils appellent occasion de règlement des comptes. 

Mais tous ne comprennent pas comment les églises ne sont pas inquiétées et peuvent se remplir tous les dimanches particulièrement.

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