Les rebelles de l'AFC/M23 sont toujours visibles ce vendredi 16 janvier dans la ville d'Uvira en dépit de l'annonce, la veille, de leur retrait de cette entité stratégique. C’est la deuxième annonce de retrait après celle du 15 décembre dernier.
''La ville est calme. Ils [rebelles] circulent comme d'habitude, aucun signe ne montre qu’ils vont se retirer. Nous attendons peut-être que le retrait se fera pendant la nuit", a dit à ACTUALITE CD, un habitant du quartier Mulongwe.
Jusqu'à 14h00 locales, les rebelles étaient toujours présents, mais toutes les activités tournent normalement.
Les fonctionnaires recrutés dans les différents services de l'Etat par les rebelles occupent jusqu'à présent leurs postes notamment au port de Kalundu, à la Direction générale de migration (DGM) à la frontière de la République démocratique du Congo et le Burundi ainsi que dans plusieurs bureaux administratifs de l'Etat.
Malgré leur retrait attendu, plusieurs sources locales confirment à ACTUALITE.CD le renforcement des rebelles en hommes et matériel au front de Kigongo, à 5 kilomètres de la ville en direction de Makobola.
Dans une correspondance adressée jeudi 15 janvier 2026 au Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le coordonnateur politique de la rébellion de l’AFC/M23, Corneille Nangaa a annoncé avoir placé la ville stratégique d’Uvira sous la responsabilité de la communauté internationale. La rébellion précise que cette démarche fait suite à la décision de retrait des forces rebelles annoncée dès le 15 décembre 2025 et récemment réitérée, tout en invoquant l’attachement au cessez-le-feu. Ce mouvement armé, appuyé par le Rwanda annonce par la même occasion le désengagement immédiat de son “unité d’observation et de monitoring”, déclinant toute responsabilité future quant à la sécurisation de cette importante agglomération du Sud-Kivu.