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Idryss Katenga, qui se considère toujours comme secrétaire général de la Communauté islamique du Congo (COMICO) en dépit du conflit avec un autre groupe de cette communauté, n’est pas candidat à la succession de Corneille Nangaa à la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Réagissant aux rumeurs relayées notamment par certains médias, il a décidé de réagir sur ACTUALITE.CD

« je précise tout de suite que tout en me reconnaissant le droit en tant que congolais à part entière et les capacités pour exercer la fonction de président de la CENI que me confère ma qualité d’expert électoral, je ne suis pas candidat à la succession de M. Corneille Nangaa (...). Et même si je le voulais, je ne l’aurai pas fait sous le label FCC puisqu’en tant qu’acteur de la société civile et de surcroit autorité au sein de la communauté islamique, je connais la procédure de candidature à la CENI, et celle-ci n’implique qui en aucun moment les familles politiques puisque ces dernières  ont leur propre quota dans la composition de la CENI », dit-il.

Il ne reconnaît pas non plus l’existence d’une liste des candidats.

« Bien plus, siégeant avec les autres chefs religieux qui désignent un délégué à la CENI, je n’ai pas connaissance des candidatures annoncées dans l’article avec les faveurs de l’auteur. Par contre, après avoir décidé de prêcher par l’exemple de réconciliation et de cohésion, les chefs de huit confessions religieuses regroupées dans une plateforme, tirant les leçons des expériences du passé, ont mis sur pied une grille d’évaluation des candidatures qui va au-delà des considérations sectaires ou partisanes, puisque plaçant l’intérêt de la Nation au-dessus de tout », a t-il ajouté.

« Le mandat des membres de la CENI est de 6 ans non renouvelable. L’article 13 de la loi organique précise que les membres actuels restent en place jusqu’à l’installation de nouveaux membres. C’est-à-dire la CENI continue de fonctionner comme institution avec les membres actuels qui attendront l’arrivée des membres qui seront investis par l’Assemblée nationale pour être remplacés », avait dit à ACTUALITE.CD Jean Pierre Kalamba.

Les actuels animateurs de la CENI, qui préparent le rapport final du processus électoral, vont continuer d’exercer normalement leurs prérogatives.

« Les membres actuels ne sont pas dans la logique d’expédier les affaires courantes. Ils assument entièrement leurs responsabilités conformément à l’article 211 de la constitution qui les charge d’organiser les élections et même si les autres ne viennent pas et que le gouvernement mettait les moyens en place, ils organisent les élections municipales, urbaines et locales », avait ajouté M. Kalamba.

La CENI est composée de treize membres désignés par les forces politiques de l'Assemblée Nationale à raison de six délégués dont deux femmes par la Majorité et de quatre délégués dont une femme par l'opposition politique. La société civile y est représentée par trois délégués. Ces 13 membres constituent la plénière de la CENI. Pour sa part, le Bureau de la centrale électorale est composé de six membres dont au moins deux femmes, l’une issue de la majorité et l’autre de l’opposition politique.  

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