Alors que l’épidémie d’Ebola sévit officiellement depuis une semaine dans la province de l’Ituri, et que des cas ont été signalés à Goma (Nord-Kivu) et à Bukavu (Sud-Kivu), l’opposant Delly Sesanga alerte sur les risques d’une gestion improvisée ou d’une communication de "façade".
Invité lors d’un Space X organisé par Stanis Bujakera, il s’est exprimé sur la capacité du gouvernement à affronter cette crise sanitaire. « Face à une menace aussi grave, l’heure n’est ni à la communication de façade ni à l’improvisation », a-t-il déclaré.
Il a appelé le gouvernement à publier rapidement un plan de riposte réaliste, clair et transparent soutenu par les finances, et incluant la surveillance épidémiologique, la prise en charge des malades, la protection du personnel soignant et le contrôle aux frontières.
Delly Sesanga a aussi rappelé sa confiance dans les équipes de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), qu’il considère comme un pilier de la résilience congolaise face aux crises sanitaires. Il a évoqué son propre engagement durant la pandémie de Covid-19, lorsqu’il avait fait don de sa rémunération pour renforcer l’INRB en matériel médical.
Pour lui, la santé publique ne peut être gérée dans l’opacité ni instrumentalisée par des slogans ou des clivages politiques.
La 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC est de type Bundibugyo. Selon l’OMS, la situation est extrêmement préoccupante : 82 cas confirmés ont été enregistrés, dont 7 décès. On dénombre, par ailleurs, près de 750 cas suspects et 177 décès présumés.
Japhet Toko