La deuxième vague des recrues issues de l’espace Grand Bandundu a quitté différentes localités il y a une semaine pour Kinshasa pour suivre une formation militaire avant leur intégration au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon le capitaine Anthony Mualushayi, directeur de communication de la 11e région militaire, ce groupe est composé de 1 684 jeunes recrutés dans plusieurs entités des provinces du Kwilu et du Maï-Ndombe.
Dans la répartition communiquée par l’armée, la ville de Kikwit a fourni 400 recrues, Inongo 600, Idiofa 404 et Bandundu-ville 680 candidats. Parmi ces recrues figurent 22 femmes.
« Au moment où l’Est de la RDC est envahi par les agresseurs, jeunes filles et jeunes hommes congolais ont décidé de mettre la main à la pâte pour bouter hors de notre territoire national l’ennemi, non seulement le M23 mais aussi les ADF qui écument le territoire de Beni. Le problème de l’insécurité aujourd’hui ne concerne pas seulement les fils et filles de l’Est. C’est un problème national. Tout Congolais, là où il est, à l’Est, à l’Ouest, au Sud ou au Nord du pays, doit se sentir interpellé que notre pays ne doit pas tomber entre les mains de l’ennemi », a fait savoir Antony Mualushayi.
Parmi les recrues rencontrées avant leur départ pour Kinshasa, plusieurs disent répondre à l’appel patriotique, mais voient aussi dans l’armée une opportunité d’emploi dans cette partie du pays confrontée au chômage des jeunes.
« Je suis prêt à servir mon pays. Je ne peux pas croiser les bras alors que mon territoire est en train de tomber entre les mains des ennemis. Mais aussi, je considère l’armée comme un travail, tout comme les autres. Je pars défendre mon sol et je reviendrai au nom de Jésus », a déclaré Kawa Espoir, nouvelle recrue en provenance d’Idiofa, dans la province du Kwilu.
La 11e région militaire a lancé une nouvelle campagne de recrutement à l’intention des jeunes des provinces du Kwilu, du Kwango et du Maï-Ndombe désireux de servir sous le drapeau.
Dans un communiqué signé à Kikwit le 19 mai, le commandant a.i. de la 11e région militaire, le général de brigade Moyo Rabbi Richard, annonce l’ouverture des inscriptions pour plusieurs écoles militaires réservées aux civils comme aux militaires.
Pour les civils, les candidats peuvent postuler notamment à l’Académie militaire de Kananga, session spéciale destinée aux gradués et licenciés, à l’Académie militaire session ordinaire pour les diplômés d’État, à l’École de santé militaire ainsi qu’à l’École des sous-officiers.
Les militaires peuvent, quant à eux, concourir pour le cours de base d’État-Major, l’École de renseignements, l’École de logistique, l’École d’administration militaire, l’École du Génie militaire, l’École d’artillerie et l’École des troupes blindées.
Les inscriptions se déroulent au camp Lieutenant-Colonel Ebeya à Kikwit, au camp Welo à Bandundu, au camp Ngemba à Kenge ainsi qu’au bureau de recrutement d’Inongo. Les bureaux DISO et CISO sont ouverts de 08h00 à 15h00.
L’armée précise que les candidats doivent être de nationalité congolaise, jouir d’une bonne moralité, être célibataires sans enfant et disposer d’un casier judiciaire vierge. Les limites d’âge varient entre 18 et 32 ans selon les catégories et les niveaux d’études.
Le communiqué souligne également que « tous les résultats du concours de l’année 2025 ayant été annulés par la hiérarchie, les anciens candidats sont priés de représenter le concours avec les nouveaux candidats le 6 juin 2026, date retenue sur l’ensemble du territoire national ».
Yvonne Kapinga, à Kikwit