Walikale : l’effondrement du pont Chabakungu coupe la RN3 et asphyxie le trafic entre Itebero et Hombo

Bukavu, Goma, Walikale et Kitshanga sur la carte
Bukavu, Goma, Walikale et Kitshanga sur la carte

Le trafic est totalement interrompu sur l’axe Itebero–Hombo, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu, depuis le mardi 28 avril, à la suite de l’effondrement du pont Chabakungu, situé à environ un kilomètre d’Itebero, chef-lieu du secteur des Bakano.

Selon les sources d’ACTUALITE.CD, l’ouvrage, déjà en état de dégradation avancée, a cédé sous le poids d’une moto transportant des bagages et deux passagers. L’incident, qui n’a pas fait de pertes en vies humaines selon des sources locales, a toutefois provoqué une paralysie immédiate du trafic sur cette portion stratégique de la Route nationale n°3 (RN3).

Sur les lieux, une vingtaine de motos chargées de marchandises en provenance de Hombo, ainsi que d’autres transportant des passagers vers cette même destination, sont restées bloquées de part et d’autre du pont écroulé.

« Nous sommes coincés ici depuis ce matin. Impossible de traverser. Cette route, c’est notre gagne-pain. Chaque jour perdu est un manque à gagner énorme », témoigne un taximan sur place.

Un autre conducteur de moto déplore également les pertes économiques engendrées. « Nous transportons des produits essentiels pour Walikale. Si la route est coupée, les prix vont monter et la population va souffrir ».

Cet axe routier joue en effet un rôle crucial dans les échanges commerciaux entre Walikale et Hombo, mais aussi avec les provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Il constitue l’un des trois principaux corridors d’approvisionnement de Walikale, aux côtés des axes Walikale–Goma et Walikale–Kisangani.

Avec la coupure de ce tronçon, les opérateurs économiques redoutent déjà une perturbation majeure dans l’acheminement des produits manufacturés et de première nécessité vers ce territoire.

Face à cette situation, les usagers lancent un appel pressant aux autorités compétentes pour une intervention rapide. « Nous demandons au gouvernement de réhabiliter ce pont en urgence. Sans cela, toute l’économie locale est menacée », insiste un autre taximan.

La dégradation avancée des infrastructures routières dans cette partie du Nord-Kivu continue ainsi de fragiliser les activités économiques et de compliquer davantage les conditions de vie des populations locales.