Kinshasa: des organisations féminines dénoncent des propos sexistes visant la Première ministre Judith Suminwa

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Marche de soutien à Judith Suminwa

Les réactions se multiplient après les attaques visant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Après la saisine de la justice annoncée par le Gouvernement, le Mouvement de la Marche Mondiale des Femmes a organisé ce lundi 27 avril une marche pacifique à Kinshasa pour exiger des sanctions contre les propos jugés « outrageants, injurieux et à caractère manifestement sexiste ».

Tout au long du parcours, les manifestantes ont scandé des chansons de soutien à la cheffe du gouvernement. Entre deux refrains, elles dénonçaient « ce comportement malsain » attribué à un individu se faisant appeler « Dinosaure », visé dans le mémo adressé au ministre de la Justice.

Pour la coordinatrice nationale du mouvement, Maître Thérèse Kulungu, l’auteur des propos n’en est pas à son premier acte. Le mémo dénonce une impunité répétée qui encourage la banalisation des discours haineux et sexistes. Une plainte formelle a déjà été initiée.

Le Gouvernement avait déjà dégainé

Dans un communiqué rendu public samedi 25 avril, le ministère de la Communication a condamné les attaques diffamatoires visant la Première ministre et d’autres responsables publics. L’exécutif dit avoir saisi les autorités judiciaires pour « constater les faits, identifier les auteurs, co-auteurs, complices, commanditaires et relais possibles, y compris ceux agissant dans l’anonymat, depuis l’étranger ou au moyen de dispositifs numériques dissimulés ».

Le Gouvernement dénonce des « campagnes coordonnées de dénigrement » de nature à porter atteinte à la crédibilité des institutions. Il rappelle que si la Constitution garantit la liberté d’expression, les injures publiques, la diffamation et le harcèlement numérique ne relèvent pas de la liberté d’expression.

Les associations de femmes ont fait le déplacement uniquement pour témoigner leur solidarité à l’endroit de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Aucune déclaration officielle n’a été faite sur place.