Caricature : affaire Rebo Tchulo… vol présumé, bastonnade confirmée, la justice déjà dans le coup

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Caricature Kash/ACTUALITE.CD

Tout commence entre le 17 et le 19 avril, lorsqu'une vidéo devient virale sur les réseaux sociaux. On y voit un jeune homme, présenté comme un employé de l’équipe de l’artiste, être violemment passé à tabac par des hommes en uniforme militaire à l'intérieur de la résidence de Rebo Tchulo à Kinshasa. Ces images de torture ont immédiatement provoqué une vague d'indignation au sein de l'opinion publique congolaise.

Pour justifier cette situation, l'entourage de la chanteuse affirme que le jeune homme aurait profité de sa proximité pour dérober des biens de grande valeur. Le butin évoqué comprendrait des bijoux sertis de diamants, une somme dépassant les 20 000 dollars américains, ainsi que le passeport de l'artiste contenant plusieurs visas importants pour sa carrière internationale.

Face à la violence des images, le ministère de la Justice a ordonné le 20 avril l'ouverture d'une enquête judiciaire pour coups, blessures volontaires et actes de torture. Bien que Rebo se défende d'avoir commandité ces violences, ses avocats pointant plutôt la responsabilité d'un producteur présent sur les lieux, la justice cherche à déterminer le degré d'implication de l'artiste dans l'usage de la force publique à des fins privées.

Le 21 avril, l'artiste a officiellement porté plainte auprès du parquet de Kinshasa/Gombe. Sa démarche vise non seulement à obtenir réparation pour le vol présumé de ses effets personnels, mais aussi à poursuivre les auteurs de la diffusion de la vidéo, qu'elle considère comme une tentative délibérée de nuire à sa réputation et à son honneur.