À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, célébrée le 24 avril de chaque année, la Fondation Béthel International (FOBI) a organisé une rencontre de sensibilisation autour du thème international de l’Organisation internationale du travail (OIT) : « Agissons tous pour un environnement de travail psychosocial sain ».
Cet atelier a réuni des cadres issus des entreprises publiques et privées, avec pour objectif de mieux comprendre les repères, les enjeux ainsi que les impacts des risques professionnels sur la santé individuelle et collective en milieu de travail.
Prenant la parole, Mireille Edjane, directrice générale de la Fondation Béthel International, a souligné l’importance de cette initiative. Selon elle, cette journée vise à mettre en lumière les conséquences des risques professionnels sur la rentabilité des entreprises, tant au niveau individuel que collectif.
« Les entreprises font face aujourd’hui à des défis liés aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, qui affectent la productivité. Sur le plan collectif, les conflits sociaux entre équipes peuvent également entraîner une baisse de performance. Il est donc essentiel que les entreprises prennent en compte ces enjeux », a-t-elle déclaré.
Elle a par ailleurs insisté sur l’impact croissant de la santé mentale dans le monde professionnel. « Pour y remédier, les entreprises doivent être à l’écoute, mettre en place des mécanismes de prévention et surtout diagnostiquer les différents types de risques psychosociaux », a-t-elle ajouté.
De son côté, Maître Oscar Yongo, représentant pays de la FOBI, a mis en avant la contribution de la fondation dans l’organisation de cette journée.
« Notre objectif est d’amener employeurs et employés à mieux comprendre l’impact des risques psychosociaux en milieu professionnel. À travers cette initiative, nous voulons sensibiliser et contribuer à la protection aussi bien des travailleurs que des employeurs », a-t-il expliqué.
Pour sa part, Symbole Umba, chargé de communication au sein de la FOBI, a insisté sur l’approche tripartite prônée par la fondation. Celle-ci repose sur la collaboration entre le gouvernement, le patronat et les syndicats afin de promouvoir un environnement de travail sain.
« La compétitivité et la rentabilité dépendent de la santé physique et mentale des travailleurs, mais aussi de leur environnement de travail. Nous mettons un accent particulier sur l’hygiène et les conditions de travail, qui peuvent impacter directement la santé et la performance des employés », a-t-il indiqué, appelant également les pouvoirs publics à renforcer leur rôle de régulation.
Divine Mbala