Plus de 200 journalistes internationaux ont pris part en date du 18 avril 2026 à un atelier en ligne organisé par Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL), consacré aux études de journalisme de paix. Placée sous le thème : « Proposer des solutions à l’ère de l’évitement de l’information : renforcer l’autonomie du public grâce à la collaboration entre médias et acteurs civils pour la paix », cette rencontre visait à réfléchir au rôle du journalisme dans la lutte contre l’évitement de l’information, la réduction des conflits et la promotion de la paix.
Trois journalistes, contributeurs au Volume 4 du Journal HWPL Peace Journalism Studies, ont présenté leurs travaux, soulignant l’importance d’un journalisme de solutions qui dépasse la simple couverture des faits pour proposer des voies de résolution et d’espérance.
Achmad Yani, membre de la rédaction d’Indepthnews.id (Indonésie), a exposé sa recherche intitulée « Le rôle des récits médiatiques internationaux dans la désescalade du conflit entre la Thaïlande et le Cambodge ». Il a affirmé : « La manière dont les médias cadrent les conflits façonne de manière significative la perception du public. »
Son analyse de 19 articles de grands médias internationaux révèle que 64 % de la couverture portait sur les affrontements militaires et les tensions politiques, tandis que les récits de plus de 200 000 civils déplacés étaient largement absents. Il a plaidé pour un journalisme centré sur les victimes et ouvert aux solutions pacifiques.
Ida Yusnita, journaliste pour mediabanjarmasin.com (Indonésie), est intervenue sur le thème « La paix : un droit humain que nous devons protéger ensemble ». Elle a rappelé que la paix ne se limite pas à l’absence de guerre, mais repose sur la sécurité, l’égalité et la justice, nécessitant une responsabilité collective. Elle a insisté sur le rôle de l’État, de la société et des médias dans la construction de la paix, affirmant : « La paix et les droits humains sont indissociables. »
Elle a appelé à des actions concrètes : éducation à la tolérance, politiques anti-discrimination et renforcement des médias indépendants.
José Nicolás Arroyo Ramos, journaliste, avocat et professeur en République dominicaine, a introduit le concept de « violence discursive », une communication qui amplifie la division et l’hostilité sans recours à la force physique. Il a averti qu’à l’ère numérique, les contenus émotionnels et non vérifiés se propagent rapidement, réduisant des enjeux complexes à des narratifs polarisés. En contrepoint, il a défendu le journalisme de paix, qui explore les causes profondes, intègre des perspectives diverses et propose des solutions constructives.
Malgré son format virtuel, l’atelier a favorisé une participation active, notamment lors des discussions en petits groupes sur l’importance des récits porteurs d’espoir dans la couverture des conflits.
L’événement a également marqué le lancement de la Media Association for Global Peace (MAGP), un réseau mondial basé sur Substack, destiné à connecter journalistes et ONG et à soutenir l’expansion du journalisme de paix.
Les organisateurs ont conclu :
« Cet atelier a réaffirmé que les médias ne sont pas de simples vecteurs d’information, mais des acteurs clés dans la formation de la perception publique et la construction de la paix. Nous continuerons à renforcer la coopération internationale et la pratique du journalisme de paix à travers des réseaux mondiaux élargis. »
Pour rappel, HWPL (Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light) est une ONG internationale dédiée à la promotion de la paix mondiale et à la cessation des guerres, reconnue pour ses initiatives de coopération civile, ses programmes éducatifs et ses campagnes mondiales pour la paix.