Kinshasa : l'Assemblée provinciale salue la réimplantation du poste de Mongata à Mbakana pour faire avancer le secteur agricole

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Photo d'illustration

À l’ouverture de la session ordinaire de mars 2026, le président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Lévi Mbuta Sangupamba, a mis en lumière les avancées enregistrées dans le secteur agricole, avec le ministre provincial Jackson Mpunga Tshimakinda.

Dans son allocution, le président de l’organe délibérant de la capitale congolaise a salué la décision de délocaliser et de réimplanter le poste de quarantaine de Mongata vers Mbakana. Une initiative qu’il considère comme stratégique pour améliorer la gouvernance des services publics liés à l’agriculture, à la pêche et à l’élevage.

Selon lui, ces réformes s’inscrivent dans une logique de modernisation administrative.

« Ces initiatives permettent de rationaliser les services, en éliminant les structures superflues et en améliorant l’efficacité opérationnelle », a-t-il déclaré devant les députés provinciaux.

Au-delà du transfert de Mongata, Lévi Mbuta Sangupamba a également souligné la mise en place d’un second poste de contrôle à Mitende, déjà opérationnel. Une avancée qu’il juge significative pour le renforcement du dispositif de surveillance sanitaire et de contrôle des produits agricoles entrant dans la capitale.

Pour sa part, le ministre Jackson Mpunga Tshimakinda, à l’origine de cette réorganisation décidée en février dernier, avait insisté sur la nécessité d’optimiser les ressources publiques tout en garantissant la sécurité alimentaire. Il avait également salué le professionnalisme du personnel affecté à ces postes stratégiques.

Ces différentes mesures traduisent, selon plusieurs observateurs, une volonté de renforcer l’efficacité des services agricoles et de mieux encadrer les circuits d’approvisionnement de Kinshasa, dans un contexte où la sécurité alimentaire demeure un enjeu majeur. 

La RDC dans son ensemble a besoin d’investissements plus importants en agriculture et en développement rural pour inverser la tendance catastrophique contre la faim. L’agriculture est déclarée priorité des priorités depuis plus de 40 ans mais le budget alloué à celle-ci reste toujours inférieur à 5%. La RDC compte plus de 80 millions d’hectares des terres arables et ses étendues d’eaux et de forêts.