La pacification des provinces touchées par la crise des Mobondo a atteint une phase importante. Au moins 600 ex-miliciens Mobondo ont été transférés à Kaniama Kasese jeudi dernier, à l’issue de deux rotations aériennes de Kinshasa vers la province du Haut-Lomami. En voie de devenir des bâtisseurs, à l’instar des anciens Kuluna, ils vont y apprendre des métiers et servir la République au sein du Service national.
Lors d’une interview accordée à actualité.cd, le ministre délégué à la Défense, en charge des anciens combattants, Éliézer Ntambwe, a indiqué que 200 autres ex-combattants traînent encore dans la capitale. Certains ont opté pour la formation militaire, mais devront également se rendre obligatoirement à Kaniama Kasese avant le début de leur parcours au sein de l’armée.
Ce transfèrement a été rendu possible après leur reddition, il y a quelques semaines, à Kwamouth (Maï-Ndombe), Maluku (Kinshasa) et dans la province du Kwango. Le ministre n’exclut pas le recours à la force contre tous les miliciens réfractaires au processus de paix.
« Ils ont pris leur vol pour Kaniama Kasese. Il y en a qui ont choisi d’aller à la formation militaire, mais ils doivent obligatoirement passer par le Service national avant toute autre destination. Six cents éléments sont présentement à Kaniama Kasese. Sur le site, il y en a près de 200 qui sont restés, en attendant que nous puissions faire sortir d’autres qui ne cessent de nous appeler pour se rendre afin de compléter la liste. Nous agissons sur deux voies : la négociation, c’est-à-dire la pacification, et la voie de la force. Ceux qui ne voudront pas se rendre, la force va s’occuper d’eux. Mais nous ne le souhaitons pas », a déclaré le ministre Éliézer Ntambwe.
Il y a quelques semaines, la fin de la crise des Mobondo a été déclarée au village Ipongi, à Popokabaka, dans la province du Kwango. L’initiateur de la milice, Sadam alias Faux Yaya, avait publiquement reconnu avoir créé ce mouvement et invité les membres de sa bande à déposer les armes auprès des FARDC.
Jonathan Mesa