Un jour après la réouverture de son guichet, intervenue le 3 février, le Cadastre minier (CAMI) de la République démocratique du Congo a enregistré cinq nouvelles demandes de permis de recherche introduites par KoBold Exploration DRC SA, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord signé le 18 juillet 2025 entre cette société et le gouvernement congolais.
KoBold Exploration DRC SA est la filiale locale de l’entreprise américaine KoBold Metals, soutenue notamment par Jeff Bezos et Bill Gates. Fin août 2025, sept permis de recherche minière avaient déjà été attribués à la société, après des demandes introduites fin juillet, à la suite d’un accord de principe conclu le 17 juillet 2025 avec les autorités congolaises.
Les permis concernent des zones situées dans le territoire de Malemba-Nkulu, dans la province du Haut-Lomami, et celui de Manono, dans la province du Tanganyika, au cœur de l’ex-espace Katanga. KoBold prévoit d’y mener des travaux d’exploration de surface et de profondeur, en s’appuyant sur des outils d’intelligence artificielle afin d’identifier des indices miniers exploitables.
Selon les documents consultés, au moins dix substances minérales sont visées, dont plusieurs classées comme minerais critiques par les États-Unis, notamment le lithium, le béryllium, le niobium, le coltan et les terres rares, utilisés dans les batteries, l’aérospatial et la défense.
Les permis de recherche, valables cinq ans, doivent permettre de déterminer l’existence de gisements économiquement exploitables et d’en évaluer le potentiel technique et commercial.