Inquiétudes concernant les salaires des administrateurs de territoires dans le projet de loi de finances 2024

Plénière de l'Assemblée nationale
Plénière de l'Assemblée nationale

Lors d'une réunion avec la Commission économique et financière de l'Assemblée nationale le 13 octobre dernier, les délégués des organisations de la Société Civile ont partagé leur analyse du Projet de Loi de Finances 2024. La délégation était dirigée par Bishop Abraham Djamba, Directeur Exécutif du REGED, Team Leader National de Gouvernance Économique, et Coordonnateur National de l'Alliance Citoyenne pour la Gouvernance Sécuritaire. Le Professeur Florimond Muteba, Président de l'Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), était également présent.

Lors de cette session de travail, les délégués ont attiré l'attention sur des questions cruciales, notamment dans le secteur de la Sécurité. Ils ont exprimé des préoccupations au sujet des salaires et des primes des Administrateurs de Territoires, ainsi que de leurs Assistants nouvellement nommés, qui ne sont pas prévus dans le Projet de Loi de Finances 2024. Cette situation suscite des inquiétudes, car priver les Administrateurs de leurs salaires pourrait fragiliser la sécurité territoriale et ouvrir la porte à l'insécurité.

Ils ont également soulevé la question de l'allocation des crédits à la ligne budgétaire "frais secrets de recherche" en faveur d'institutions, ministères et services inéligibles pour ces frais. De plus, le manque de solidarité dans la répartition des crédits à la ligne "fonds spécial d'intervention" a été critiqué, car certaines institutions politiques reçoivent des crédits importants, tandis que d'autres sont négligées.

En réponse à ces préoccupations, la Société Civile a appelé les Députés nationaux à user de leur pouvoir d'autorité budgétaire pour allouer des crédits pour les salaires en faveur des 435 Administrateurs de Territoires et 625 inspecteurs territoriaux. De plus, ils ont demandé une augmentation des crédits destinés à financer la mise en œuvre de la gouvernance sécuritaire dans les territoires, portant le total à au moins 3 500 000 FC. Cette initiative vise à garantir la stabilité et la sécurité dans les régions administratives du pays.