RDC : la corruption « prive les Congolais du bas, de la démocratie économique au profit d’un club des puissants », affirme Mabunda
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La lutte contre la corruption était également au cœur du discours prononcé par Jeanine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale ce lundi 16 mars à l’ouverture de la session de mars.

La présidente de la chambre basse a étalé les méfaits de la corruption dans la société congolaise. Elle notamment indiqué que la corruption prive les Congolais de basse classe de jouir de la démocratie économique au profit d’un « club des puissants ».

« Les congolais attendent des institutions de la république un effort incarné et réel en matière de lutte contre la corruption. Ce sera une des priorités de la présente législature. Cette corruption sape la démocratie et l’Etat de droit, cette corruption entraîne les violations des droits de l’homme, cette corruption fausse les jeux des marchés publics, cette corruption prive les Congolais du bas de la démocratie économique au profit d’un club des puissants, elle handicape profondément le développement de notre pays. Pour cette raison, à la suite du président de la république, l’assemblée nationale fera de cette lutte son agir politique en vue d’incarner et promouvoir la bonne gouvernance en République démocratique du Congo et mieux satisfaire nos populations à ce sujet », a déclaré la présidente de la chambre basse.

Elle a par ailleurs annoncé que durant cette session l’Assemblée nationale va examiner la proposition de loi sur la création de l’agence nationale de lutte contre la corruption.

« Ainsi, notre chambre a voulu être plus concrète. Et cette chambre examinera parmi ses priorités la proposition de loi modifiant et complétant le code pénal relative à ce sujet ainsi que la proposition de loi organique portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de lutte contre la corruption, initiative de l’honorable Henri-Thomas Lokondo présenté à la session antérieure. L’objectif visé est le renforcement des dispositifs répressifs et la mise en place d’un cadre institutionnel en amont destiné à prévenir ce fléau », a-t-elle ajouté.

Plusieurs langues se délient à propos de la corruption au pays. C’est notamment en lien avec la procédure de passation des marchés dans le cadre du programme d’urgence de 100 jours initiés par Félix Tshisekedi aussitôt arrivé au pouvoir. Des gros montant ont été alloués par exemple pour la construction des saut-de mouton et les maisons préfabriquées à Kinshasa à des entreprises recrutées sans respect de procédure de passation des marchés.

Berith Yakitenge

 

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