Quand l’art devient un chemin d’avenir pour les enfants vulnérables : reprise des activités culturelles de GEBE Academia ce samedi

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GEBE Academia

Peindre, danser, créer, raconter, c’est par l’art que des enfants en situation de vulnérabilité apprennent à se découvrir, à s’exprimer et à envisager l’avenir autrement. Après une première phase jugée concluante, GEBE Academia annonce la reprise de ses activités culturelles et éducatives ce samedi 21 février, poursuivant ainsi une démarche où la création artistique constitue le point de départ de toute transformation personnelle et collective.

Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité du programme annuel « Un mois, un orphelinat », lancé le 13 septembre 2025, et marquera le début d’un partenariat avec l’orphelinat B.P.C. (Break the Chains of Poverty).

Conçue comme une plateforme artistique, éducative et sociale, la structure place la création au cœur de son action. Les enfants y explorent les arts plastiques, la danse contemporaine, l’illustration et l’expression corporelle, non seulement comme pratiques esthétiques, mais aussi comme outils d’expression émotionnelle, de reconstruction personnelle et d’intégration sociale.

Chaque cycle d’intervention du programme « Un mois, un orphelinat » est ainsi structuré autour d’ateliers artistiques progressifs, conçus pour accompagner les jeunes dans un processus créatif complet : découvrir, expérimenter, produire et présenter.

Une première phase marquée par l’éveil artistique

Entre septembre 2025 et janvier 2026, l’initiative a posé les bases de son approche artistique. La cérémonie inaugurale a introduit les enfants aux principes de création et de liberté d’expression, avant le déploiement d’ateliers réguliers mêlant peinture, dessin, narration visuelle et création collective.

Au total, près de 37 activités hebdomadaires ont été organisées, notamment auprès d’enfants du quartier 13 à Ndjili. Les thématiques explorées — liberté, identité, vivre-ensemble, rêve et avenir — ont servi de matière première aux productions artistiques des participants.

Selon le rapport consulté par le designer culture de ACTUALITÉ.CD, ces ateliers ont favorisé une progression notable de l’expression artistique des enfants, une participation régulière et l’émergence de talents individuels, tout en renforçant la confiance en soi et la dynamique collective.

L’exploration artistique s’est prolongée à travers un cycle de danse contemporaine et d’expression corporelle mené en collaboration avec le chorégraphe Eibi Armel. Les enfants ont également découvert le perlage avec l’artiste Koko Mavita et participé à des ateliers d’illustration encadrés par l’équipe pédagogique.

Au-delà de l’apprentissage technique, ces activités ont permis aux participants d’exprimer leurs émotions par le mouvement, de développer la discipline artistique et de construire une expérience collective aboutissant à une restitution publique.

La période s’est achevée par une célébration artistique de Noël organisée le 25 décembre 2025 à Congo Loisirs, réunissant plusieurs groupes d’enfants autour de performances et de créations.

De la création artistique à l’impact social

Si l’art constitue le point de départ du projet, ses effets dépassent le cadre esthétique. Les ateliers deviennent des espaces d’apprentissage, de socialisation et de structuration personnelle. À travers la pratique artistique, les enfants développent confiance, discipline, sens du collectif et capacité d’expression.

Pour 2026, l’organisation entend consolider cette approche en élargissant son impact. Les objectifs annoncés s’articulent autour de plusieurs axes :

• Faire de l’art un levier d’éducation et de transformation sociale

• Offrir un cadre structuré et inclusif d’apprentissage artistique

• Renforcer la confiance en soi et la cohésion collective

• Favoriser la rencontre entre artistes professionnels et jeunes apprenants

• Promouvoir des valeurs humaines, culturelles et citoyennes

James Mutuba