Caricature : Fayulu ressort le manuel anti-glissement version Kabila… dédié à Tshisekedi 

Caricature Kash/ACTUALITE.CD
Caricature Kash/ACTUALITE.CD

Le climat politique en République démocratique du Congo connaît une nouvelle montée de tension après la sortie musclée de Martin Fayulu. Lors d’une conférence de presse, le leader de Lamuka a catégoriquement rejeté toute perspective de révision constitutionnelle ou de troisième mandat en faveur du président Félix Tshisekedi. L’opposant a qualifié cette éventualité de « ligne rouge » infranchissable, en réaction aux récentes déclarations du chef de l’État évoquant la possibilité d’un référendum populaire pour modifier la Constitution.

Dans son intervention, Martin Fayulu a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de contourner les dispositions intangibles de la loi fondamentale. Il a rappelé qu’à l’époque du régime de Joseph Kabila, lui-même et Félix Tshisekedi s’étaient opposés ensemble à toute modification de la Constitution visant à prolonger le pouvoir présidentiel. Selon lui, aucune exception ne peut être accordée aujourd’hui, estimant que la souveraineté nationale demeure exclusivement entre les mains du peuple congolais.

Le président de l’ÉCiDé a également accusé le pouvoir d’instrumentaliser l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC afin de préparer un éventuel report des élections prévues en 2028. Pour Martin Fayulu, les violences armées ne doivent en aucun cas servir de justification à une prolongation du mandat présidentiel. Il a ainsi exigé le départ de Félix Tshisekedi du pouvoir au plus tard en janvier 2029, avertissant qu’un maintien au-delà de cette échéance risquerait de provoquer une grave crise institutionnelle.

Face à ce qu’il décrit comme une dérive autoritaire du régime, Martin Fayulu appelle désormais à une mobilisation populaire à travers tout le pays. L’opposant menace d’organiser de grandes manifestations avec ses partisans afin de faire pression sur le pouvoir en place.