Le Cadre de Concertation de la Société Civile du Haut-Katanga, à travers la thématique Gouvernance Sécuritaire et Paix (GSP), a dénoncé ce vendredi, une bavure militaire survenue le 6 mai dernier à Kabulembe, dans le territoire de Pweto, province du Haut-Katanga, ayant coûté la vie à un enseignant et fait trois blessés graves.
Dans un communiqué, l’organisation indique que plusieurs enseignants revenaient de la cité de Pweto où ils étaient allés percevoir leurs salaires mensuels à la banque. Les victimes se rendaient vers le village de Nfune, situé dans le groupement Nkubabukongolo, secteur de Mwero. Selon la société civile, arrivés au niveau de Kabulembe, les enseignants sont pris pour cible par des hommes en uniforme en poste dans cette zone.
Le bilan communiqué fait état de la mort sur place d'un enseignant du nom de Kapunikwa Angela. D'après toujours la société civile, deux autres enseignants ainsi qu’un conducteur de moto qui les accompagnait ont été grièvement blessés et admis dans une structure sanitaire.
Une “culture de la gâchette facile” dénoncée
Dans sa réaction, la société civile condamne “avec la plus grande fermeté” cet acte qualifié “d’ignoble et injustifiable”.
« Nous dénonçons la culture de la gâchette facile qui gangrène certaines unités des FARDC. Tirer sur des enseignants non armés qui rentrent de la banque avec leurs salaires est un crime », explique Bertin Tshoz, responsable de la gouvernance sécuritaire au cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga.
Et de poursuivre :
"La GSP demande notamment au commandant de la 22ème région militaire d’identifier, d’arrêter et de déférer devant l’Auditorat militaire les éléments FARDC impliqués dans cette fusillade. Elle appelle également le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga à assurer la prise en charge médicale et psychosociale des blessés, ainsi qu’une assistance urgente à la famille du défunt enseignant", précise M. Tchoz.
La société civile appelle ainsi les autorités provinciales de restaurer la confiance entre l’armée et les populations civiles et d'assurer la sécurité de la population civile.
José Mukendi