Le parti politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) affirme avoir été victime d’une attaque menée ce samedi 9 mai contre son siège national situé sur l’avenue Nguma, dans le quartier Macampagne, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa.
Dans un communiqué rendu public ce dimanche, cette formation politique de l’opposition accuse des éléments de la Force du Progrès, mouvement associé à l’UDPS de Félix Tshisekedi, d’avoir fait irruption dans son siège aux environs de 13 heures, alors qu’une messe d’action de grâce était organisée à l’occasion du quatrième anniversaire du parti.
« Les éléments de la Force du Progrès (UDPS) se sont introduits de force dans l’enceinte du siège du parti LGD, après avoir cassé la porte de la clôture, avant de s’en prendre violemment aux militants et sympathisants présents », indique le communiqué.
Le LGD affirme que ses membres ont opposé une résistance avant l’intervention des policiers affectés à la garde de l’Agence nationale de renseignements (ANR), située à proximité du siège du parti.
Le bilan provisoire communiqué par le LGD fait état de plusieurs blessés, dont deux grièvement. Le parti évoque également le vol de sept téléphones portables et de deux ordinateurs, ainsi que d’importants dégâts matériels.
« La porte principale de la clôture a été complètement endommagée et plusieurs chaises ainsi que d’autres biens matériels ont été cassés ou détruits », précise le document.
Dans sa déclaration, le LGD condamne cet acte, qu’il qualifie de « violence politique, d’intimidation et de barbarie », estimant qu’il s’agit d’« une grave atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution ».
Le parti appelle les autorités congolaises à ouvrir une enquête sérieuse, indépendante et impartiale afin d’identifier et de poursuivre les auteurs présumés de cette attaque.
Le LGD est un parti proche d’Augustin Matata Ponyo, ancien Premier ministre et figure de l’opposition congolaise. Condamné en mai 2025 à dix ans de travaux forcés dans le dossier du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo pour détournement de fonds publics, il avait rejeté cette décision, la qualifiant de politique.
Absent du pays depuis plusieurs mois, Matata Ponyo vit actuellement à l’étranger, selon son parti. Il est aujourd’hui membre de la plateforme « Sauvons le Congo » de Joseph Kabila.
Pendant ce temps, ses proches évoquent un « exil forcé ».
Yvonne Kapinga