Kinshasa : Formation des journalistes sur le traitement médiatique des violences faites aux femmes

Stop aux violences faites aux femmes. Ph. ACTUALITE.CD
Stop aux violences faites aux femmes. Ph. ACTUALITE.CD

Une formation destinée aux professionnels des médias sur le traitement journalistique des violences faites aux femmes et des violences basées sur le genre (VBG) s’est tenue mercredi 6 mai à Kinshasa. 

Organisée par Casa África en collaboration avec l’Ambassade d’Espagne en RDC, cette session a réuni plusieurs journalistes, responsables des médias et acteurs engagés dans la promotion des droits des femmes.

Placée sous le thème « Journalisme et violence à l’égard des femmes : le cas espagnol », la rencontre avait pour objectif de renforcer les capacités des professionnels des médias sur la couverture des questions liées aux violences faites aux femmes, aux stéréotypes de genre et à la protection des victimes.

Au cours des échanges, les intervenants ont insisté sur le rôle des médias dans la sensibilisation de l’opinion publique et dans la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes.

Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, Christian Bosembe, a appelé à une éducation fondée sur les valeurs de respect, de tolérance et d’équité afin de combattre les stéréotypes dans la société congolaise.

Selon lui, les violences et discriminations trouvent souvent leur origine dans certains modèles éducatifs transmis au sein des familles.

De son côté, la journaliste espagnole Caroline Pecharromán a partagé l’expérience des médias espagnols dans le traitement des violences basées sur le genre.

Elle a rappelé que les médias ont la responsabilité de dénoncer les abus, de protéger les victimes et de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes.

L’intervenante a également évoqué l’évolution du traitement médiatique des violences conjugales en Espagne, notamment après l’affaire d’Ana Orantes, devenue emblématique dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Les participants ont échangé sur les pratiques journalistiques, la responsabilité sociale des médias ainsi que les mécanismes pouvant contribuer à une meilleure prise en charge médiatique des questions liées aux VBG.