Un calme précaire règne ce lundi matin 13 avril à Kalembe et Kalonge, deux agglomérations situées à la frontière des territoires de Masisi et Walikale, dans la province du Nord-Kivu, au lendemain de violents affrontements armés.
Selon plusieurs sources locales, les wazalendo ont lancé, aux environs de 20 heures dimanche, des attaques coordonnées contre des positions des rebelles de l’AFC/M23. Les échanges de tirs qui s’en sont suivis ont plongé les populations civiles dans une vive panique, poussant de nombreux habitants à se terrer chez eux.
Un bilan provisoire fait état d’au moins deux morts, dont un civil et un élément de l’AFC/M23. Des actes de pillage ont également été signalés au cours de ces violences, aggravant la vulnérabilité des populations déjà affectées par l’insécurité persistante dans la zone.
Au matin de ce lundi, la situation reste tendue. Bien que les combats aient cessé, un climat de peur demeure perceptible au sein des communautés locales, qui redoutent une reprise imminente des hostilités. D’après les mêmes sources, les wazalendo se sont retirés de ces agglomérations, laissant le contrôle de la zone aux rebelles de l’AFC/M23.
Ces affrontements s’inscrivent dans un contexte sécuritaire toujours volatile dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les territoires de Masisi et Walikale restent le théâtre d’affrontements récurrents entre groupes armés locaux et rébellion du M23. Cette instabilité chronique continue de provoquer des déplacements de populations, des pertes en vies humaines et une dégradation des conditions humanitaires dans plusieurs localités.
La situation à Kalembe et Kalonge illustre une fois de plus la fragilité de l’accalmie observée ces derniers jours dans certaines zones du Nord-Kivu.