Kalehe : une menace de famine plane sur plusieurs villages du groupement Mbinga nord après destruction des cultures par les pluies diluviennes

Un champ de maïs dans le territoire de Mambasa/Ph ACTUALITE.CD

Une situation humanitaire préoccupante se profile dans plusieurs villages du groupement Mbinga Nord, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. La Nouvelle Société civile locale alerte sur les conséquences des pluies diluviennes qui s’abattent depuis plusieurs semaines dans cette partie de la province.

Selon cette structure citoyenne, ces fortes précipitations ont provoqué d’importants dégâts dans plusieurs localités, notamment la destruction de cultures vivrières et des éboulements de terre dans différentes zones agricoles. Une situation qui fragilise davantage les moyens de subsistance des habitants, majoritairement agriculteurs.

Son président, Benjamin Mungazi, indique que les effets de ces intempéries commencent déjà à se faire sentir sur la sécurité alimentaire des populations. Il affirme que la famine s’installe progressivement dans plusieurs villages du groupement Mbinga Nord.

Face à cette situation, la Nouvelle Société Civile du Congo lance un appel urgent aux autorités compétentes, aux organisations humanitaires ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin d’apporter une assistance rapide aux populations affectées.

" Nous demandons aux autorités, aux partenaires humanitaires et aux personnes de bonne volonté de venir en aide à la population de Kalehe, particulièrement dans le groupement Mbinga Nord, avec des vivres, des non-vivres ainsi que des semences agricoles pour permettre aux habitants de relancer leurs activités et améliorer leurs conditions de vie ", a déclaré Benjamin Mungazi.

Parmi les villages les plus touchés figurent notamment Mukwidja, Muganzo, Kalangala, Makengere, Nyabibwe et Kanenge. Dans ces localités, plusieurs champs ont été ravagés par les éboulements de terre, des habitations ont été abandonnées et certaines routes sont fortement endommagées, y compris la route nationale numéro 2 reliant Goma à Bukavu.

La situation a également entraîné une flambée des prix des denrées alimentaires sur les marchés locaux. À titre d’exemple, une mesure de manioc qui se vendait auparavant à 500Fc, coûte actuellement environ 1500Fc, une hausse qui réduit considérablement le pouvoir d’achat des ménages déjà fragilisés par l’insécurité et les effets de la guerre dans la région.

Les acteurs de la société civile craignent que, sans une intervention rapide, la crise alimentaire ne s’aggrave dans les semaines à venir dans cette partie du territoire de Kalehe.