RDC: l'ONU confirme le bilan de trois morts après l'attaque de drone à Goma et insiste sur le respect du cessez-le-feu

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Goma, rond-point Chukudu.

La mission onusienne en RDC condamne fermement l'escalade de violence qui a secoué la ville de Goma (Nord-Kivu) tôt le matin de ce mercredi, où des attaques des drones largués au quartier résidentiel Himbi ont fait trois morts, dont une humanitaire française agent de l'UNICEF et deux autres civils, ainsi que des dommages à des habitations civiles.

Le coordonnateur humanitaire résident Bruno Lemarquis a, dans un communiqué, parlé d'une escalade de la violence profondément préoccupante, avant de hausser le ton contre «l’usage d’armes et de drones d’attaques qui mettent en danger les populations civiles et le personnel des Nations Unies».

«Le Chef par intérim de la MONUSCO exprime ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues du personnel décédé, ainsi qu’aux familles des autres victimes civiles. Il salue le dévouement et le professionnalisme du personnel des Nations Unies au service du peuple congolais et exprime sa solidarité avec toutes les personnes affectées par cet acte de violence», lit-on. 

Comme la France, l'UE et la Belgique, l'ONU appelle les deux parties à la cessation des violences, conformément à l'engagement qu'elles avaient pris d'observer le cessez-le-feu leur proposé par l'Angola. Elle les invite par ailleurs «à privilégier la voie de la solution politique et le dialogue afin de protéger les populations civiles, et à capitaliser sur les gains récemment obtenus dans le cadre des efforts de paix».

En réaction, le coordonnateur adjoint de la rébellion de l'AFC/M23, Bertrand Bisimwa, a pointé le régime de Kinshasa d'être responsable de l’attaque de la ville de Goma, déplorant à la fois «le silence» des partenaires internationaux impliqués dans les processus de médiation face qu'il qualifie de violation du cessez-le-feu par Kinshasa. 

L'armée congolaise, elle, n'a jusque-là pas encore démenti ou revendiqué ces attaques des drones lui attribuées par la rébellion qui contrôle Goma.

Samyr LUKOMBO