Les États-Unis d’Amérique ont annoncé, jeudi, des sanctions contre l’ancien président de la République, Joseph Kabila, pour son soutien aux rebelles de l’AFC/M23 en vue de «l’instabilité» du pays. Ces nouvelles mesures du partenaire phare de la RDC depuis 2025, réjouissent bien l’UDPS, parti au pouvoir, qui prévoit d’organiser une marche de soutien ce samedi 2 mai.
L’UDPS, qui a mené un combat sans merci contre l’ancien chef de l’État en exil depuis 2024, appelle à un rassemblement tous azimuts de ses membres ce vendredi 1er mai, afin de mobiliser pour la tenue de cette marche, écrit Augustin Kabuya, secrétaire général du parti dans un communiqué.
Pour ce faire, le boulevard Triomphal, compris entre les communes de Lingwala et Kasa-Vubu, servira de point de départ. La procession débutera à 9h30 et se terminera à l’ambassade des États-Unis d’Amérique, dans la commune de la Gombe, où lesmanifestatnts déposeront « un mémorandum de remerciements ».
Selon le communiqué du Trésor américain, via l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), Kabila a apporté un soutien financier à l’AFC pour peser sur la situation politique dans l’est de la RDC, et encouragé des soldats des FARDC à déserter pour rejoindre les rangs de la rébellion. L’institution affirme également que Kabila a tenté, sans succès, de lancer des attaques depuis l’étranger contre les FARDC dans l’est du pays, et qu’il a œuvré à l’installation d’un candidat opposé au président en exercice afin de regagner de l’influence sur le gouvernement congolais.
Par voie de conséquence, tous les biens et intérêts de Kabila relevant de la juridiction américaine, ainsi que des entités détenues à 50 % ou plus par lui, sont gelés. Les ressortissants américains ont l’interdiction de réaliser toute transaction avec lui, sauf licence générale ou spécifique de l’OFAC. Sinon, les concernés se verront exposés à des sanctions civiles ou pénales, y compris pour des personnes non américaines en cas de contournement.
L’ancien chef de l’État (2001-2019) a été condamné à mort par contumace, le 30 septembre 2025, par la Haute Cour militaire pour trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, sans aucune situation atténuante.
Son successeur, Félix Tshisekedi, n’a pas cessé de dénoncer sa collision et sa paternité à l’AFC coordonnée par l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa.
Samyr LUKOMBO