Joseph Kabila a dénoncé une décision américaine le visant, la qualifiant d’« injustifiée » et « politiquement motivée », dans un communiqué publié par son cabinet le 30 avril.
L’ancien président congolais réagit aux sanctions annoncées par le Trésor américain, qui l’accuse notamment de soutenir le mouvement rebelle M23 et son bras politique AFC, actifs dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans son communiqué, Joseph Kabila affirme que ces accusations ne reposent sur « aucune preuve irréfutable » et estime que la décision américaine s’inscrit dans le prolongement du « narratif du pouvoir de Kinshasa ».
Il met en avant son bilan à la tête du pays entre 2001 et 2019, évoquant la réunification du territoire, la sortie de guerre et la première alternance pacifique au sommet de l’État.
L’ancien chef de l’État considère par ailleurs que cette décision pourrait être perçue comme un « soutien à la dictature », dénonçant une répression des voix dissidentes en RDC.
Joseph Kabila réaffirme son attachement à l’unité nationale, à la paix dans la région des Grands Lacs et à une « solution politique inclusive » à la crise congolaise, qu’il qualifie également de crise de gouvernance.
Il annonce se réserver le droit de contester ces sanctions par des voies légales et d’exiger les éléments ayant motivé cette décision.
Enfin, il invoque l’article 64 de la Constitution congolaise et affirme sa « détermination » à œuvrer pour « rétablir la démocratie, l’État de droit et la cohésion nationale ».
Les États-Unis ont annoncé la veille des sanctions contre Joseph Kabila, comprenant le gel de ses avoirs sur le territoire américain et l’interdiction de toute transaction avec des ressortissants américains.