Rapport Pilier III : Citigroup Congo affiche des performances solides et renforce son rôle d’accompagnement des multinationales face à un contexte économique volatil

Présentation du rapport pilier III de Citigroup Congo
Présentation du rapport « pilier III » de Citigroup Congo

Citigroup Congo SA, première banque internationale à s’être implantée en République démocratique du Congo, se porte bien financièrement, comme en témoignent ses états financiers présentés dans son rapport Pilier III de l’exercice 2025, rendu public le jeudi 30 avril dans ses installations à Kinshasa. Cette publication s’inscrit conformément à l’instruction n° 55 de la Banque centrale du Congo, qui exige des institutions financières qu’elles communiquent au public des informations quantitatives et qualitatives fiables et actualisées.

Ses états financiers comprennent notamment le bilan et le compte de résultat, qui reflètent la solidité financière de l’institution et lui permettent d’agir en tant que partenaire de confiance pour ses clients, en fournissant des services financiers favorisant la croissance et le progrès économique. D’après Mohamed Kasim Yaya, directeur pays, Citigroup demeure l’une des banques privilégiées des clients multinationaux, bénéficiant d’un avantage concurrentiel, et reste bien positionnée pour continuer à fournir des solutions bancaires adaptées aux filiales de multinationales à travers le monde.

" Citi RDC, la banque est présente dans le pays depuis 55 ans. Il s’agit de la filiale ayant la présence continue la plus ancienne dans la région. D’autres implantations ont existé, comme en Afrique du Sud, mais ont été interrompues à certaines périodes, notamment durant l’apartheid. Ainsi, en termes de continuité, la RDC demeure aujourd’hui l’un des ancrages les plus solides du groupe dans la région. Depuis ces années-là, Citi joue un rôle important dans le pays, notamment dans le développement économique, l’accompagnement des établissements financiers et le financement de projets structurants ", a expliqué devant la presse Mohamed Kasim Yaya, directeur pays de la Banque. 

Et de poursuivre :

" La stratégie a évolué au fil des années, mais elle repose sur une ligne claire : le financement des grandes entreprises, des multinationales et du secteur privé. Concernant les performances, l’année 2025 a été globalement solide et robuste. Les résultats témoignent d’un travail significatif, positionnant la filiale parmi les plus performantes du groupe en Afrique subsaharienne. Cependant, les perspectives, notamment à l’horizon 2027, s’inscrivent dans un environnement exigeant, marqué par des contraintes à la fois locales et internationales. Malgré cela, les résultats enregistrés permettent d’aborder cette période avec une certaine confiance ". 

Selon ce rapport, le total du bilan, exprimé en francs congolais, s’établit à 490 152 702 au 31 décembre 2025, contre 734 948 848 en 2024. La situation des avoirs de Citigroup Congo SA en caisse et auprès de la Banque centrale du Congo s’élève à 87 546 991 en 2025, contre 115 419 314 en 2024.

Par ailleurs, le poste " correspondants débiteurs " enregistre les disponibilités de Citigroup Congo SA auprès des correspondants du groupe ainsi que d’autres correspondants locaux et étrangers. Au 31 décembre 2025, ces avoirs se chiffrent à 315 662 014, contre 512 082 604 en 2024. S’agissant des opérations avec la clientèle, celles-ci comprennent notamment les découverts bancaires, les autres crédits à la clientèle, les créances rattachées ainsi que les provisions réglementaires sur les créances en souffrance. Au 31 décembre 2025, leur montant s’établit à 64 808 720, contre 84 130 060 en 2024.

Les facilités accordées par secteur d’activité s’élèvent, quant à elles, à 65 565 785 en 2025, contre 85 250 622 en 2024. Enfin, l’état des flux de trésorerie de l’exercice clos le 31 décembre 2025 (en milliers de CDF) fait ressortir un montant de 403 209 005, contre 627 501 919 en 2024.

Citigroup Congo SA affiche une situation financière solide en 2025, en dépit d’une baisse apparente de certains indicateurs. Selon Mohamed Kasim Yaya, directeur pays de Citigroup Congo SA, cette évolution s’explique principalement par un léger effet de change lié à l’appréciation du franc congolais.

" La baisse du total net constitue en réalité une baisse apparente. La majorité de nos opérations étant libellée en monnaie étrangère, l’appréciation du franc congolais a eu un effet mécanique sur les résultats. L’activité, en revanche, n’a pas décru ", a-t-il expliqué. 

Il précise que plus de 80 % des opérations de la banque sont effectuées en dollars américains, limitant ainsi l’impact réel sur ses activités. " Il n’y a pas eu d’impact opérationnel significatif. En revanche, nous avons observé des effets sur les activités de change, notamment pour les clients qui collectent en francs congolais et doivent convertir en dollars pour leurs opérations internationales ", a-t-il ajouté.

Une stratégie adaptée à un environnement complexe

Interrogé sur l’adaptation de la banque dans un contexte économique et sécuritaire parfois incertain en République démocratique du Congo, Mohamed Kasim Yaya a mis en avant l’expérience internationale du groupe. " Nous sommes présents dans 92 pays, y compris dans des environnements à haut risque, comme l’Ukraine ou des marchés complexes, comme l’Ouzbékistan. Nous disposons de méthodologies éprouvées et de mécanismes de gestion des risques adaptés" a-t-il affirmé.

Fort de plus de 50 ans de présence en RDC, Citigroup Congo revendique une capacité de résilience éprouvée. " Le pays a traversé des périodes difficiles, mais nous sommes restés et sommes demeurés rentables. Cela démontre notre capacité d’adaptation ", a-t-il souligné. La banque précise par ailleurs que son modèle, orienté vers les multinationales et les grandes institutions plutôt que vers le grand public, limite son exposition aux risques.

Un rôle clé dans l’émission des eurobonds congolais

Citigroup Congo a également joué un rôle déterminant dans la récente émission d’eurobonds de la RDC.

" Depuis 2020, nous avons accompagné l’État congolais dans le processus de notation financière, une étape indispensable pour accéder aux marchés internationaux ", a expliqué le directeur pays.

La banque a ensuite agi en tant que co-arrangeur et co-coordinateur de l’opération. " Grâce à notre réseau international, nous avons facilité l’accès de la RDC aux investisseurs. Cette émission envoie un signal fort : les investisseurs croient en la RDC ", a-t-il déclaré.

Selon lui, les conditions obtenues reflètent la confiance des marchés. " Le prix obtenu a été compétitif par rapport à d’autres pays comparables, ce qui traduit un potentiel reconnu ", a-t-il précisé.

Des priorités axées sur la croissance, l’innovation et la gestion des risques

Pour les mois à venir, Citigroup Congo entend consolider sa position sur ses segments stratégiques. " Notre priorité est de renforcer notre présence auprès des multinationales, des grandes entreprises, du secteur public et des institutions ", a indiqué Mohamed Kasim Yaya.

La banque ambitionne également de diversifier ses interventions dans les secteurs clés de l’économie congolaise et d’améliorer l’expérience client. " Nous voulons rester la banque de référence pour les multinationales en offrant des services de haute qualité ", a-t-il insisté.

La digitalisation constitue un autre axe majeur. "Accélérer la digitalisation permettra de réduire les risques opérationnels et d’améliorer l’efficacité des services », a-t-il ajouté. Enfin, la gestion des risques reste au cœur de la stratégie de l’institution. " Sans une base solide en matière de contrôle des risques, toute stratégie commerciale devient fragile ", a-t-il fait savoir.

Présentation de Citigroup Congo

Citigroup Congo SA fait partie du groupe Citi (ci-après dénommée « Citibank ») qui est un groupe mondial de services financiers de grande envergure et diversifié. Sa mission consiste à agir à titre de partenaire de confiance pour ses clients en  fournissant des services financiers qui facilitent la croissance et le progrès  économique. Ses activités principales visent à protéger les actifs, à prêter de l'argent, à effectuer des paiements et à accéder aux marchés des capitaux pour le compte de ses clients.

La stratégie de Citibank est de fournir à ses clients un ensemble de services de premier ordre, appliqués de manière cohérente à tous les produits, clients et zones géographiques. Pour soutenir ce modèle, Citibank exerce ses activités dans plus de 160 pays et juridictions, qui agissent en tant qu'unités de comptabilisation, d'emploi et de traitement pour l'activité sous-jacente et qui détiennent les autorisations réglementaires permettant la réalisation de l'activité concernée.

Le groupe Citigroup Congo jouit de 53 ans de présence en République Démocratique du Congo (depuis 1971) et opère actuellement avec 2 succursales, une à Kinshasa (siège social) et une autre à Lubumbashi. Citi Congo est un leader technologique incontesté sur le marché de la RDC dans la fourniture de produits électroniques haut de gamme pour satisfaire la gestion de trésorerie et les solutions de change pour ses entreprises clientes et tirer parti de l'empreinte mondiale de Citi pour permettre aux banques de financement d'accéder au reste du monde.

En RDC, Citi reste parmi les banques privilégiées des clients multinationaux avec un avantage concurrentiel. La banque est bien placée pour continuer à fournir des solutions bancaires aux filiales de multinationales mondiales. L'objectif est de fournir davantage des solutions de banque en ligne via la digitalisation des services. Elle fournit des solutions de gestion de trésorerie à l'échelle nationale par l'intermédiaire des banques correspondantes.

Clément MUAMBA