La Faculté des Sciences économiques et de gestion de l’Université Loyola du Congo (FSEG-ULC) a organisé, jeudi 5 mars 2026 à Kinshasa, un colloque réunissant des enseignants-chercheurs de plusieurs universités de la capitale, ainsi que des experts en gestion et en finance, afin de réfléchir aux perspectives de développement de la République démocratique du Congo.
Placées sous le thème « Repenser le développement de la RD Congo : introspection et perspectives stratégiques », ces assises ont permis aux intervenants d’aborder diverses questions liées au financement du développement, aux partenariats public-privé et aux stratégies susceptibles de favoriser l’industrialisation du pays.

Parmi les intervenants, l’expert en économie Al Kitenge, également directeur général du Centre hospitalier universitaire Renaissance (ex-Mama Yemo), a estimé que ce cadre d’échanges constitue une opportunité pour repenser les mécanismes devant conduire à une industrialisation effective de la RDC.
Selon lui, la stratégie industrielle du pays devrait s’appuyer à la fois sur les grandes industries et sur les micro-industries, ces dernières jouant un rôle essentiel dans la dynamique économique.
« Nous avons insisté sur la prospective industrielle, en nous interrogeant sur les moyens de stimuler le développement industriel du pays. Deux piliers sont essentiels : les grandes industries et, surtout, les micro-industries. Mais il ne peut y avoir d’industrialisation sans énergie. Il est donc indispensable d’adopter une approche duale qui combine l’industrialisation et la production énergétique, tout en accordant une place importante au monde rural », a-t-il expliqué.
Prenant également la parole, le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a souligné la nécessité pour la RDC de rompre avec les structures économiques héritées de l’époque coloniale.
« Les structures économiques actuelles de notre pays restent largement marquées par le modèle mis en place au début de la colonisation », a-t-il relevé, estimant que le développement repose sur des ruptures et sur la volonté de transformer l’organisation de l’espace économique.
Le ministre a par ailleurs rappelé que le Plan national stratégique de développement vise à convertir la rente minière — notamment issue du cuivre, du cobalt et du coltan — en un avantage compétitif durable, grâce à la transformation locale de ces ressources.
Les organisateurs ont, à l’issue de ces travaux, remercié les intervenants, les participants ainsi que les partenaires pour leur contribution à la réussite de cette rencontre scientifique.