Le secteur de Beni-Mbau demeure au cœur des violences armées. Une attaque sanglante menée par les combattants d'Allied Democratic Forces (ADF) mardi 10 février a coûté la vie à au moins cinq civils dans le village de Mangadu-Upende, à 7 kilomètres de Mbau centre, (territoire de Beni) au Nord-Kivu.
C'est tôt le matin de ce mercredi que les corps des victimes ont été levés du lieu du drame, rapporte Kisaki Luis, président de la société civile dans le groupement Batangi Mbau.
« Nous avons trouvé 5 corps gisant au sol dont quatre hommes et une femme. Les victimes ont été achevées à l'aide des armes à feu. Avant de se retirer, les assaillants ont placé un explosif sur un corps, ce qui fait qu'on a ramené 4 corps. Il y a aussi un disparu et des dégâts matériels », explique Kisaki Luis.
Ces attaques se multiplient malgré les alertes sur les mouvements des assaillants. La société civile se désole et déplore l'inaction des forces de sécurité face à l'activisme des islamistes qui depuis le début de l'année multiplient des attaques dans le territoire de Beni.
« À l'heure qu'il est, la population se déplace vers les zones jugées sécurisées et nous sommes fatigués de ce qui se passe. Que nos forces armées poursuivent les assaillants dans leur retranchement. De Otomabere jusqu'ici, ils enchaînent les tueries, et nous ne comprenons pas cette forme de léthargie des forces armées », déplore-t-il
Depuis la résurgence des attaques meurtrières des ADF, la psychose gagne du terrain dans la région de Beni et ses environs. Depuis le début de l’année, plus de 60 civils ont été tués.
Dieubon Mughenze, à Beni