Sud-Kivu : risque de rupture de stock de médicaments à l'hôpital général de Fizi, l’approvisionnement devient difficile à cause des combats dans la région 

Hôpital général de référence de Fizi
Hôpital général de référence de Fizi

L'hôpital général de Fizi coure le risque de rupture de stock de médicaments, a révélé à ACTUALITE.CD le Dr. Achacha Essysombe Frez, médecin directeur de cette structure sanitaire qui accueille des combattants blessés venus du territoire de Fizi et ses environs en province du Sud-Kivu. Cet établissement sanitaire est assiégé par fronts armés qui ne permettent pas son approvisionnement normal en intrants. Les routes d'approvisionnement fermées ou inaccessibles et un afflux de patients, l’hôpital subit la pression des violences armées.

« Lorsqu'on a fermé la route Bukavu-Uvira, nous avons été trop affectés en termes d'approvisionnement en médicaments, même pour des produits manufacturés. On s'est retrouvé devant une impasse. Nous sommes présentement en difficulté à trouver les sachets hydratés pour la transfusion. Il y a certaines molécules qui sont en rupture à l'hôpital », a indiqué à ACTUALITE.CD, le médecin directeur de l’hôpital général de référence de Fizi.

Le pire évité grâce au CICR

Pour un hôpital qui accueille même des déplacés venus des provinces voisines, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) apporte, contre vents et marées, une assistance afin de répondre à certains défis.

« Nous avions des difficultés de prise en charge des blessés, heureusement le CICR est venu nous appuyer par une équipe de chirurgiens. Ils nous ont aidés à prendre en charge ces malades. Et cela a limité les décès. Si l'aide avait traîné, nous aurions pu assister à une catastrophe à l'hôpital. Le CICR nous a donné certaines molécules qui étaient en rupture », a confié le Dr Achacha.

Les défis liés aux infrastructures pour un hôpital de 100 lits poussent par ailleurs des malades à passer des nuits à même le sol au-delà des difficultés liées aux ressources humaines. L'hôpital général de Fizi fait ainsi partie d'une liste exhaustive des structures sanitaires touchées par l'emprise de la guerre alors que les combats se poursuivent entre belligérants dans la région.

Dieubon Mughenze