Poursuivant son séjour de travail en République démocratique du Congo, Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, a échangé avec l'Église du Christ au Congo (ECC), représentée par le pasteur Maurice Mondengo, Directeur de Cabinet adjoint du Président national de l’ECC en charge de la communication, des médias et des relations publiques, et la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), représentée par M. l'abbé Georges Kalenga, secrétaire général adjoint de l'épiscopat.
Se confiant à ACTUALITE.CD, mardi 10 février 2026, le pasteur Maurice Mondengo a indiqué que les principaux points abordés lors de ces échanges portaient sur la mise en œuvre concrète des engagements pris lors des récentes négociations diplomatiques à Washington et à Doha, visant à favoriser la stabilisation de l'Est de la RDC. Les discussions ont également porté sur le dialogue inclusif tant attendu afin de permettre le retour de la paix.
"Nous pouvons dire, le secrétaire général adjoint de l'ONU M. Jean-Pierre Lacroix, qu'en homme de paix, nous a exprimé sa satisfaction et ses encouragements pour que notre initiative de pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble continue son chemin. Car il pense que grâce à cette initiative, nous allons arriver au dialogue tant attendu au Congo et au dialogue inclusif. Cette initiative qui œuvre pour la paix durable ne peut que recevoir des soutiens des hommes et des femmes épris de paix", a déclaré le pasteur Maurice Mondengo, directeur de cabinet adjoint du Président national de l’ECC.
Même si la feuille de route commune de cette initiative de dialogue national inclusif a été validée avec d’autres confessions religieuses ainsi qu’avec les services de la Présidence de la République, les actes de l’État tardent à se matérialiser en vue de sa mise en œuvre. Malgré la longue attente, ce pasteur se montre optimiste.
"Nous pouvons dire que nous croyons toujours que les actes d'État que nous attendons du Président de la République, qui est toujours ouvert au dialogue inclusif, se matérialiseront dans l'esprit de la feuille de route. Mais nous pensons toujours qu'il faut recréer les conditions de confiance mutuelle. Et pour recréer les conditions de confiance mutuelle, il faut qu'on se les dise. Cela ne dépend pas nécessairement de l'accompagnement des Nations Unies. Cela dépend de vous et de moi. Cela dépend des Congolais parce que le bonheur du Congo, le retour de la paix au Congo c'est d'abord une affaire des congolais", a soutenu le Révérend Maurice Mondengo
A l’issue d’une réunion des dirigeants africains tenue à Luanda, le lundi 9 février 2026, l’Angola a été désigné pour engager des consultations avec l’ensemble des parties congolaises concernées, en vue de créer les conditions nécessaires à la tenue d’un dialogue national inter congolais. Bien avant cette rencontre, devant les diplomates et ambassadeurs accrédités en RDC, le président Félix Tshisekedi avait reconnu l’importance du dialogue national, tout en y posant certaines conditions, lesquelles ont été rejetées par l’opposition.
De son côté, l’opposition ne cesse de réclamer la tenue de ce dialogue afin de favoriser un climat de cohésion nationale, au moment où les rebelles du M23/AFC, soutenus par le Rwanda, ont poursuivi leur progression dans l’Est du pays, s’emparant de vastes pans des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Clément MUAMBA