La Nouvelle Dynamique de la Société Civile Tshopo a dénoncé, mardi 27 janvier, « l'utilisation abusive » d'un montant FRIVAO alloué à la SNEL Kisangani dans l'objectif de rénover la centrale hydroélectrique Tshopo 1 et revoir le reseau de distribution électrique à Kisangani et à Buta.
Le montant de 9 millions $ a été accordé à la SNEL sur ordre de Rose Mutombo, à l'époque ministre de la justice. FRIVAO avait viré cet argent à la SOCIETE NATIONALE D’ELECTRICITE-DG-SA dans le cadre de la réparation collective des activités illicites de l'Ouganda en RDC.
« C’est plus tard après nos investigations que nous étions désagréablement surpris d’apprendre que de 2.776.529.47 USD ont été utilisés pour l’achat des câbles, lampadaires, groupes électrogènes … Nous dénonçons cette utilisation abusive de ces fonds qui sont censés réhabiliter la centrale hydroélectrique de la TSHOPO et la ramener à produire les 21 Mégawats de sa capacité maximale au lieu de continuer avec le cycle infernal des bricolages de la centrale », écrit la NDSCI au DG de la SNEL.
Au nom du principe de la continuité de gestion, la société civile demande un rapport détaillé à l'actuel DG de la SNEL. Alors qu'environ 6 millions $ seraient encore disponibles, la société civile propose au DG de la SNEL « d'élaborer un projet réaliste de la réparation complète de toutes les trois turbines de la centrale hydroélectrique de la Tshopo ». La NDSCI demande aussi à l'actuel Directeur Général de reconstituer la commission laissée par ses prédécesseurs dans le cadre de ce dossier.
La ville de Kisangani est éclairée à partir d'une centrale hydroélectrique vieille d'au moins 55 ans. Alors que le besoin ressenti est évalué à 45 mégawatts, actuellement la central produit moins de 13 mégawatts. Une turbine sur les 3 de la centrale est en panne et a atteint la phase de non récupération.
Gaston MUKENDI, à Kisangani