Rutshuru : suite à la destruction des cultures par des fortes pluies, les agriculteurs ont enregistré une baisse de production lors de la dernière saison culturale 

Les champs des paysans à Kahunga dans le territoire de Rutshuru/Ph Joseph Tsongo

La saison agricole qui vient de s’achever n’a pas été globalement favorable aux agriculteurs de Kahunga, une localité située au nord de la cité de Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.

Plusieurs producteurs agricoles de la zone ont confié à ACTUALITE.CD,  que les conditions climatiques défavorables ont lourdement impacté le déroulement normal de la saison culturale, entraînant d’importantes pertes dans la production agricole.

Selon ces cultivateurs, les fortes pluies accompagnées de chutes de grêle enregistrées au mois de septembre 2025 ont fortement perturbé les cultures, notamment celles de maïs et de haricots, principales spéculations agricoles de la région.

"Pour cette saison, nous devrions avoir une bonne récolte, mais malheureusement la pluie diluvienne a détruit nos plantes. Que ce soit le maïs ou les haricots, tout a été endommagé", témoigne un agriculteur de Kahunga, visiblement déçu.

La situation est similaire dans les localités voisines de Kahunga et Kalindi, où plusieurs producteurs affirment avoir subi les conséquences de ces intempéries. Les rendements agricoles ont sensiblement baissé, certains affirmant que les récoltes de cette saison sont nettement inférieures à celles de l’année précédente.

"Celui qui a semé un sac de haricots n’a récolté qu’un demi-sac. C’est la même situation pour le maïs", explique un autre cultivateur, soulignant l’ampleur des pertes subies par les paysans.

Paradoxalement, cette production jugée insuffisante par rapport aux attentes, mais généralisée à plusieurs ménages, a entraîné une surabondance relative sur les marchés locaux, provoquant une chute significative des prix des produits agricoles. Une situation qui rend difficile la rentabilisation du travail des agriculteurs.

"Tout le monde a récolté quelque chose, mais le problème est que les produits sont moins chers. Par exemple, une mesurette de haricots se vend à 1 000 Fc. Nous ne savons plus quoi faire, nous demandons l’aide des autorités", plaide un autre agriculteur rencontré sur place.

Face à cette situation préoccupante, les producteurs agricoles de Kahunga lancent un appel aux autorités locales et provinciales. Ils sollicitent la mise en place de mécanismes de soutien, notamment pour la stabilisation des prix des produits agricoles et l’accompagnement des agriculteurs victimes des aléas climatiques.

Ces paysans estiment qu’un appui urgent est nécessaire afin de préserver la sécurité alimentaire des ménages ruraux de la région et de garantir la relance durable des activités agricoles, pilier essentiel de l’économie locale.