Caricature : l’AFC/M23 voit la main de Kinshasa derrière les drones à Goma

Foto
Caricature Kash/ACTUALITE.CD

Le mouvement rebelle AFC/M23 a réagi aux attaques de drones qui ont visé la ville de Goma ce mercredi 11 mars. Son coordonnateur politique, Corneille Nangaa, affirme que ces frappes, attribuées aux Forces armées de la RDC (FARDC), visaient principalement les dirigeants du mouvement et certaines figures de l’opposition vivant dans les zones contrôlées par la rébellion.

Selon Nangaa, les attaques auraient ciblé directement plusieurs responsables de l’AFC/M23, dont lui-même, le chef militaire Sultani Makenga ainsi que les coordonnateurs adjoints Bertrand Bisimwa et Freddy Kaniki. Il accuse le gouvernement de Kinshasa de vouloir affaiblir la direction politique et militaire de la rébellion et d’éliminer ses principaux leaders.

Face à ces accusations, l’AFC/M23 affirme être déterminée à se défendre et à protéger les populations dans les zones qu’elle contrôle. Le mouvement estime que ces frappes risquent d’aggraver le conflit et prévient que toute escalade militaire sera, selon lui, de la responsabilité du gouvernement congolais. Un bilan provisoire communiqué par la rébellion fait état d’au moins trois morts après les attaques de drones sur Goma.

Au niveau international, plusieurs pays occidentaux et l’Union européenne dénoncent les violations répétées des cessez-le-feu conclus en 2025 dans les processus de Washington et de Doha. Ils appellent toutes les parties à arrêter les hostilités et à reprendre les négociations, estimant qu’aucune solution militaire ne pourra résoudre durablement le conflit dans l’est de la RDC.