Le 11 mars, la ville de Goma a été frappée par des explosions, causant la mort de trois personnes, dont Karine Buisset, une humanitaire française travaillant pour l'UNICEF. Les deux autres victimes étaient un membre du groupe armé M23 et un agent de sécurité privée, selon des informations initiales. Toutefois, l'identité de ces victimes n'a pas été confirmée, et des sources l'UNICEF ont précisé qu'elles n'étaient pas associées à leur organisation.
Le gouvernement congolais a réagi en annonçant l'ouverture d'une enquête judiciaire, avec une attention particulière sur les circonstances entourant les explosions survenues dans le quartier résidentiel de Himbi. Les lieux de l'incident ont été rapidement investis par les Forces de défense rwandaises (RDF) et le M23, imitant ainsi le climat de conflit armé persistant dans l'est du pays, où plusieurs groupes armés opèrent.
Bruno Lemarquis, représentant spécial adjoint des Nations unies en RDC, a condamné l'utilisation de drones d'attaque et a souligné la nécessité de protéger les civils et les travailleurs humanitaires. La directrice exécutive de l'UNICEF, Catherine Russell, a exprimé sa profonde indignation face à la mort de son collègue, affirmant que les travailleurs humanitaires ne devraient jamais être des cibles.
En parallèle, en France, le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour crime de guerre concernant la mort de Buisset. L'Union européenne a également appelé à une enquête indépendante pour déterminer les faits et les responsabilités, soulignant la nécessité de protéger les acteurs humanitaires, alors que la violence envers eux reste préoccupante en RDC, avec une hausse des incidents signalés ces dernières années.