Kwango: impayés depuis deux mois, les enseignants de Popokabaka lancent un ultimatum de 48 heures avant de se mettre en grève

des enseignants manifestants à Popokabaka
Des enseignants manifestants à Popokabaka

« Travail égal salaire, no school », c’est ce qu’on peut lire sur les pancartes et affiches brandies par les enseignants en colère, lors d’une manifestation pacifique organisée vendredi à Popokabaka, dans la province du Kwango.

Ils menacent d’aller en grève sèche pour exiger le paiement de deux mois d’arriérés de salaire, notamment ceux des mois de novembre et décembre 2025. Dans une déclaration commune, les enseignants ont également dénoncé la retenue illégale de 2 000 FC par école pour l’établissement de l’état de paie mensuelle. Autre revendication : le paiement complémentaire des mois d’octobre, novembre et décembre 2025.

Un ultimatum de 48 heures a été donné à la banque chargée de la paie et au gouvernement, faute de quoi une grève sera déclenchée dès ce lundi sur l’ensemble du territoire.

« Exigeons à la Caritas le paiement inconditionnel de nos deux salaires, novembre et décembre, ainsi que tous les litiges de salaires, dont les listes sont annexées par sous-division. Libérez la paie complémentaire de trois mois : octobre, novembre et décembre 2025, telle qu’accordée par le gouvernement central. Exigeons, au troisième point, la cessation immédiate des retenues de 2 000 FC par école pour l’état de paie mensuelle. Que la Caritas revienne à la paie régulière par site. Interdiction formelle des retenues sur les enveloppes salariales par les gestionnaires sans procuration », a lu le président de l’intersyndicale, Antoine Bakatu.

Jonathan Mesa