Plus de 11 civils ont été tués par balle dans la nuit de vendredi à ce samedi 5 avril au village Kabale-Katambi, dans le groupement Rusayo (territoire de Nyiragongo) au Nord-Kivu. Selon les sources locales, la plupart des victimes sont membres d'une même famille et ont été achevés alors qu’ils partageaient le repas du soir.
« Les hommes armés se sont introduits dans ce village et ont tué plus de 11 personnes et dont la majorité sont membres d'une même famille. Ils les ont trouvés à table et malheureusement ils les ont tirés avec des balles. Il s'agit d'un acte de criminalité que nous condamnons avec la toute dernière énergie car il faut dire que ces derniers temps, il ne peut se passer une nuit sans qu'il y ait des cas des tueries, des assassinats et des meurtres dans le territoire de Nyiragongo », témoigne, à ACTUALITE.CD, un acteur de la société civile de la place.
Peu avant, dans la nuit du 3 au 4 avril dernier, un autre habitant a été tué par balles au village Rukoko, dans le groupement Munigi, toujours dans le territoire de Nyiragongo.
« Nous lançons un vibrant appel aux nouvelles autorités de multiplier la vigilance ainsi que de renforcer les mesures de sécurité car, il s'agit là des carnages auxquels nous assistons ces derniers temps dans le territoire de Nyiragongo. Il faudrait que ça s'arrête et il est des responsabilités des autorités de sécuriser la population car on ne peut pas admettre qu'il y ait chaque fois des tueries, des cambriolages et des meurtres et que cela passe sous silence », demande, pour sa part, aux éléments du M23/AFC, un habitant du territoire de Nyiragongo où sont enregistrés ces cas d’insécurité grandissante.
Un autre acteur de la société civile du territoire de Nyiragongo qui a préféré garder l’anonymat croit, pour sa part, à la bonne foi des autorités de Kinshasa pour libérer toutes les zones occupées par le M23/AFC.
« Nous appelons le gouvernement congolais à accentuer la pression diplomatique et militaire et à user de toutes les prérogatives dévolues à l'État pour finalement assurer la sécurité et la protection à toute la population qui semble être abandonnée à son triste sort », a-t-il plaidé.
Persistance de l’insécurité à Goma
La ville de Goma connaît également une montée de l'insécurité. Au moins trois autres personnes ont été tuées par des bandits armés, dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 avril 2025. Les victimes sont une mère et son enfant tués sur avenue Majengo, au quartier Lac Vert, dans l’Ouest de la ville. Selon nos sources , des bandits ont exécuté ces paisibles citoyens, sans rien emporter sur eux, et se sont volatilisés dans la nature. La troisième victime est un homme tué également par balle sur avenue Xaverie, toujours au quartier lac vert.
Et au quartier Kasika, des bandits armés ont cambriolé des maisons d'habitation ainsi que des boutiques, à partir de 19h jusqu’à 2h du matin, dans au moins huit avenues. Des balles ont crépité, presque toute la nuit de jeudi à vendredi, dans plusieurs quartiers de Goma et dans une partie du territoire voisin de Nyiragongo, causant ainsi une psychose parmi la population locale. Depuis le début de cette semaine, l'on comptabilise au moins vingt personnes ayant déjà été tuées par balles dans cette partie de la République.
Signalons qu'il ne se passe une seule nuit sans que des cas de tueries, braquages, vols et viols ne soient enregistrés dans la ville volcanique, depuis son occupation, fin janvier 2025 par les rebelles du M23/AFC-RDF. La population ne vit que la peur au ventre.