Le ministère des droits humains, en collaboration avec le Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), et quelques organisations oeuvrant dans le secteur de la promotion des droits de l'homme, a tenu, ce mercredi 6 juillet, une conférence de presse et une table ronde à l’occasion de la célébration de la journée Internationale de soutien aux victimes de la torture, célébrée chaque 26 Juin.
Au cours de ces assises, le ministre des droits humains, Albert Fabrice Puela, a souligné que l'interdiction de la torture est une " règle absolue indelogeable ".
" L’interdiction de la torture fait partie des normes impératives du droit international coutumier, dites normes de jus cogens, lesquelles font de cette interdiction une règle absolue et indélogeable en toutes circonstances, même si l’Etat n’est pas partie à un instrument international. Comme vous pouvez donc le constater, il importe de rapidement doter notre pays, d’un comité national de prévention de la torture en RDC qui réponde réellement aux principes édictés par les Principes de Paris afin que celui-ci puisse jouer un rôle essentiel dans la prévention de la torture en permettant de donner à ces membres le pouvoir de : choisir librement les lieux de privation de liberté dans lesquels les visites doivent être effectuées ", a déclaré le ministre des droits humains, Fabrice Puela.
Ngapna Halidou a représenté le directeur du BCNUDH. Cette structure visite régulièrement les lieux de détention pour prévenir les détentions illégales et prolongées qui constituent une forme de torture.
" Depuis la signature en 1996 de l'accord entre le haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et la RDC, l'autorisation pour le BCNUDH de faire les visites des lieux de détention, et de s'entretenir de manière confidentielle avec les détenus est une possibilité que le BCNUDH utilise dans le bureau de terrains avec les services de renseignement civile ou militaire avec la police. Nous avons des réunions régulières avec l'administration générale de l'ANR qui nous fournit les informations sur les détenus. La visite de cachots est le premier instrument qui nous permet de prévenir les détentions illégales et prolongées mais également d'aider à vérifier les conditions de détention ", a-t-il dit.
Au cours de cette table ronde, l'auditeur général des FARDC a été représenté par l'avocat général des forces armées, le colonel Raphaël Mokuta. Quelques organisations de la société civile œuvrant dans le secteur de la promotion des droits humains ont été aussi représentées.
Pour rappel, le vendredi 11 juin dernier, l'Assemblée nationale avait déclaré recevable le projet de loi complétant le décret du 30 janvier 1940 sur le code pénal congolais en matière de prévention et de répression de la traite des personnes. Ce, après sa présentation par le ministre des droits humains, Albert Fabrice Puela.
Ivan Kasongo