La localité de Makumo, située dans la chefferie de Babila Babombi en territoire de Mambasa, province de l’Ituri, a de nouveau été la cible d’une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) dans la soirée du dimanche 10 mai.
Selon un bilan provisoire communiqué lundi par Rams Malikidogo, membre de l’Association pour la Promotion des Droits des Enfants et la Protection des Femmes vulnérables (APDEF/Mambasa), au moins neuf civils ont été tués lors de cette nouvelle incursion rebelle. Plusieurs autres personnes restent encore portées disparues.
" Cette attaque a causé d’importantes pertes humaines et matérielles. Huit maisons d’habitation ainsi que deux motos ont été incendiées par les assaillants, laissant plusieurs familles dans une profonde détresse ", indique Rams Malikidogo.
D’après plusieurs sources locales, l’attaque a semé une nouvelle vague de panique au sein de la population, poussant certains habitants à fuir la zone par crainte d’autres incursions.
Cette nouvelle violence intervient quelques jours seulement après les massacres enregistrés à Biakato et dans d’autres villages voisins du territoire de Mambasa, où les ADF multiplient ces derniers temps des attaques contre les civils malgré les opérations militaires en cours.
Face à cette situation, Rams Malikidogo dénonce ce qu’il considère comme une insuffisance des mesures sécuritaires dans cette partie de l’Ituri.
" Si des dispositions préventives avaient été prises à temps, les conséquences de cette attaque auraient pu être limitées. La population continue de payer un lourd tribut face à cette insécurité persistante ", regrette cet acteur communautaire.
Dans plusieurs villages de Mambasa, la population vit désormais dans une psychose permanente, entre déplacements forcés, incendies de maisons, enlèvements et assassinats répétés.
Cette recrudescence des violences relance également les inquiétudes sur la capacité des forces de sécurité à contenir l’expansion des ADF dans cette région stratégique située à la frontière entre l’Ituri et le Nord-Kivu.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle des FARDC ni de l’administration territoriale n’était encore disponible concernant cette nouvelle attaque.
Freddy Upar, à Bunia