Lors d’une conférence de presse à Kinshasa, Félix Tshisekedi est sorti de son silence sur son avenir politique après 2028. Interrogé sur les ambitions affichées par son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), il a déclaré : « Si le peuple le veut, j’accepterai ». Une sortie qui relance les discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle visant à lever la limitation à deux mandats présidentiels.
Pour concrétiser ce projet, Félix Tshisekedi affirme vouloir emprunter la voie démocratique. Le président assure qu’aucune modification ne sera opérée « en cachette » et promet de soumettre une nouvelle Constitution au vote populaire. Il assume pleinement cette démarche, rappelant que son parti a toujours considéré la Constitution de 2006, adoptée dans un contexte marqué par l’implication de la communauté internationale, comme inadaptée aux réalités souveraines de la République démocratique du Congo.
Au-delà du débat constitutionnel, le chef de l’État conditionne également la tenue de l’élection présidentielle de 2028 au rétablissement de la sécurité dans l’Est du pays. Il a averti qu’aucun scrutin ne pourrait être organisé tant que l’intégrité territoriale de la RDC resterait menacée par les offensives du M23/AFC. Tout en affirmant que les moyens financiers nécessaires à l’organisation des élections sont disponibles, Félix Tshisekedi refuse l’idée d’exclure une partie de la population de l’Est du processus électoral, laissant ainsi planer l’hypothèse d’un report technique du scrutin.