RDC : l’Union européenne s’investit dans un nouveau modèle de développement économique dans le parc des Virunga
Photo d'illustration/ACTUALITE.CD

L’Union européenne œuvre également pour la protection de la biodiversité en République démocratique du Congo à travers l’économie verte avec des projets d’extension, de développement pour les communautés. C’est ce qu’a expliqué, vendredi 16 octobre courant, le chef de la Délégation de l’Union européenne en RDC, M. Jean-Marc Châtaigner, au cours d’une conférence de presse co-animé avec le directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature, M. Cosma Wilungula. C’était au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa. 

C’est depuis trois décennies (1988) que l’Union européenne (U.E) apporte son soutien au Parc national des Virunga (PNVi) situé dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Le but c’est de donner du poisson et d’apprendre aussi à pêcher. C’est de donner les capacités au parc de pouvoir se développer, se poursuivre, sans l’aide de l’Union européenne. Pour que nous puissions aussi porter notre effort sur d’autres parcs de la République démocratique du Congo et d’autres parcs africains », a confié à la presse M. Jean-Marc Châtaigner.

En effet, ces efforts de soutien se sont intensifiés et multipliés depuis le lancement du programme « Alliance Virunga », qui entend valoriser de façon durable l’énorme potentiel de développement économique du parc des Virunga. Lequel programme qui poursuit trois principaux objectifs : la conservation des ressources naturelles, la réduction de la pauvreté et la promotion de la paix.

Ainsi, le focus des investissements (ou soutien) de l’Union européenne s’est concentré sur le développement et la stabilisation des populations riveraines du PNVi. Un petit projet d’une mini-centrale hydroélectrique érigé à Mutwanga avait été l’élément déclencheur de l’approche.

C’est-à-dire que la plupart de fonds sont destinés à soutenir le développement des populations riveraines dans des activités où la présence du parc exerce un levier. Comme par exemple, au niveau du Fonds européen de développement (FED) en exécution, des investissements alloués à la conservation de la nature sont autour de 20 %, tandis que 51% de ces fonds sont investis dans le programme d’hydroélectricité, 52 % dans le programme de l’agriculture et entrepreneuriat et 4% dans le tourisme.

« On a développé dans le parc des Virunga, depuis quelques années, un nouveau modèle d’alliance entre la conservation et le développement. Ce qui est vraiment nouveau. C’est un partenariat ancien, mais ce que nous développons c’est un modèle assez nouveau, qui date de 2013, avec la mini-centrale de Mutwanga. Donc, ce modèle de développement économique que nous sommes en train de développer il est nouveau, il est en train de se créer, il est en train de se mettre en place. On est en train de passer d’un modèle de préservation pure à un modèle de développement intégré pour permettre effectivement aux populations d’avoir accès au parc », a déclaré M. Châtaigner dans ses réponses aux questions des journalistes.

Le programme de l’Alliance Virunga a évolué au fil des années jusqu’à ce qu’un concept est né : « Protéger à long terme la biodiversité en proposant un programme d’économie verte pour les populations riveraines ». Ceci est d’ailleurs récupéré dans le « Pacte vert européen ».

Signalons en outre que l’Union européenne compte lancer une initiative nommée « Naturafrica », destinée à lutter contre l’appauvrissement de la biodiversité grâce à la création d’un réseau de zones protégées, avec comme objectifs la protection de la vie sauvage et l’offre de débouchés dans les secteurs verts pour les populations locales. Car, estime l’Union européenne, les aires protégées peuvent devenir des leviers de développement est stabilisation.

M. Châtaigner a fait remuer également qu’en dehors du Parc des Virunga, l’Union européenne travaille avec l’ICCN sur plusieurs autres aires protégées de la République démocratique du Congo. Parmi lesquelles, les parcs de Garamba (ex Province Orientale), de Salonga (grand Equateur), d’Upemba (grand Katanga), de Kundelungu dans le Haut-Katanga, la Réserve de biosphère de Yangambi, la Réserve de Faune à Okapi à Epulu (Ituri), la Réserve de biosphère de Luki (Kongo-central)... « Donc, Il n’y a pas que le parc des Virunga », a-t-il déclaré.

Bokulaka Baende

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