Constitution: Sylvain Mutombo appelle à un débat patriotique et rejette le spectre de la guerre civile

La Constitution de la RDC/Ph. droits tiers

Pour clore le débat au sujet des réformes constitutionnelles, Sylvain Mutombo a opté pour un registre d'apaisement. « J'appelle à un débat patriotique, de dignité, de grande valeur et de repère scientifique », a-t-il déclaré, rejetant fermement l'idée que le référendum constitutionnel pourrait plonger le pays dans une guerre civile. « Ça ne viendra pas et ça ne viendra jamais. Le peuple congolais est uni, restera uni, ira au référendum et décidera de celui qui gouvernera, conformément à la nouvelle Constitution qui viendra », a-t-il affirmé.

Sur le rôle des élites, il a été direct : « Notre rôle à nous, politiques, scientifiques, c'est d'aller discuter dans les auditoires, dans les églises, dans les universités, partout où il y a des jeunes désœuvrés. Organiser des conférences pour ceux qui ne veulent pas, pour ceux qui veulent, afin que demain nous puissions nous départager par le résultat du référendum. »

Reprenant à son compte l'argument de son contradicteur Laurent Onyemba sur la Constitution appliquée à seulement 50%, il a rétorqué : « Pourquoi ne pas la respecter à cent pour cent ? Nous voudrions qu'une Constitution puisse être respectée à cent pour cent. Nous voudrions avoir une magistrature contrôlée avec d'autres personnalités de la société civile pour qu'il n'y ait plus des magistrats qui se croiront plus puissants que le peuple. Les magistrats souffrent. C'est à peine qu'ils ont l'assurance santé. Il faut qu'on arrange leurs conditions de vie. »

Il a conclu par un appel solennel à toutes les forces politiques du pays : « Ceux qui veulent plonger le peuple congolais dans le langage de la haine tribale, du tribalisme, je les rappelle au bon sens. Qu'il soit de l'UDPS, qu'il soit de l'Union Sacrée, qu'il soit de l'opposition : retournons à la table. Discutons politique, discutons Congo, discutons peuple congolais, discutons développement, discutons des générations à venir. »