Les résultats finaux n'ont pas été tels qu'attendus. Dans la province éducationnelle Maï-Ndombe 3, près de 2 000 élèves n'ont pas répondu à l'épreuve finale, sur plus de 10 000 inscrits. Raison principale : la grève observée par les enseignants pendant trois mois. Ils revendiquaient le paiement des arriérés de leurs salaires.
Le congé forcé a fait perdre espoir à certains parents qui ont simplement retiré leurs enfants, alors que certaines filles finalistes y ont été simplement contraintes après être tombées enceintes.
Le ministre provincial de l'Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, qui livre l'information, parle d'une année particulièrement difficile, mais réussie notamment grâce à l'intervention du gouvernement provincial qui a mené la médiation entre les parties prenantes. Justin Iyolo précise que les efforts fournis ont permis la récupération de quelques matières.
Ce constat a été fait lundi dernier, lors du lancement des épreuves à la cité de Kutu, chef-lieu du territoire portant le même nom, dans la province du Maï-Ndombe.
« Le constat était amer, surtout du côté des effectifs, il y a eu déperdition. On est passé de plus de 10 000 à 8 000. La cause principale, c'est la grève qui a émaillé la province suite à l'impayement des enseignants. La grève a duré plus de deux mois. Et vous savez, quand les enfants ont passé deux mois au village et qu'ils reprennent les cours, il y a certaines finalistes qui ne peuvent plus reprendre parce que beaucoup sont tombées enceintes. Il y a aussi certains parents qui ont perdu espoir quant à la reprise des cours et ont retiré leurs enfants », a expliqué le ministre provincial de l'Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Justin Iyolo.
Pour la province du Maï-Ndombe, le lancement officiel des épreuves de la session ordinaire a eu lieu à Kutu, par le gouverneur de province, Nkoso Kevani.
Jonathan Mesa