Caricature :  une constitution, deux camps, une bataille politique

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Caricature Kash/ACTUALITE.CD

Le débat sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution en République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape avec l’adoption, par l’Assemblée nationale puis par le Sénat, d’une loi référendaire controversée. Ce vote ouvre la voie à une consultation populaire sur un nouveau texte constitutionnel. Le régime de Félix Tshisekedi estime que cette réforme permettra d’adapter la Constitution de 2006 aux réalités actuelles du pays.

Au sein de l’Union sacrée de la Nation, la majorité présidentielle soutient largement ce projet. Sous l’impulsion d’Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, une collecte de propositions citoyennes a été lancée pour alimenter les réflexions sur le futur texte. Les partisans de la réforme affirment qu’elle vise à moderniser les institutions et à améliorer le fonctionnement de l’État.

En réaction, l’opposition a créé la « Coalition C64 », qui rassemble notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi et Jean-Marc Kabund. Cette plateforme s’appuie sur l’article 64 de la Constitution pour dénoncer ce qu’elle considère comme une remise en cause de l’ordre constitutionnel. Elle a déjà organisé plusieurs actions de mobilisation, dont une journée « ville morte » observée dans certaines villes. Le 8 juillet prochain, une marche est prévue dans tout le pays pour demander la démission de Félix Tshisekedi.

Le débat s’est intensifié après la prise de position de l’ancien président Joseph Kabila contre le projet. Le Front commun pour le Congo (FCC) rejoint ainsi les critiques formulées par plusieurs partis d’opposition et par les Églises catholique et protestante. Ces acteurs estiment que les priorités nationales demeurent la sécurité dans l’Est du pays et l’amélioration des conditions de vie de la population.