Lubero : l’insécurité réduit la participation à l’Examen d’État à Njiapanda, une quarantaine de candidats absents dès le premier jour

Un enseignant en plein cours/Ph. ACTUALITE.CD

L’insécurité persistante qui a marqué plusieurs villages de la sous-division éducationnelle de Njiapanda, dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, a lourdement impacté la participation des élèves à la session ordinaire de l’Examen d’État 2026.

Selon l’inspecteur chef de pool du secondaire de cette sous-division, Kavusa Mukokoma David, les perturbations sécuritaires enregistrées au cours de l’année scolaire ont considérablement affecté le fonctionnement normal des écoles et la fréquentation des élèves.

"Les troubles sécuritaires qui ont secoué plusieurs localités de notre sous-division ont perturbé les activités scolaires pendant une grande partie de l’année. Cette situation explique le faible nombre de candidats enregistrés cette année", a-t-il indiqué à ACTUALITE.CD mardi 23 juin.

D’après les statistiques de la sous-division, seuls 241 finalistes ont été inscrits pour participer à l’Examen d’État 2026. Une situation préoccupante à laquelle s’ajoute l’absence de 41 candidats dès le premier jour des épreuves.

Malgré ces difficultés, Kavusa Mukokoma David reste optimiste quant à l’avenir du secteur éducatif dans la région. Il estime que l’amélioration progressive de la situation sécuritaire pourrait favoriser un retour massif des élèves sur les bancs de l’école.

L’inspecteur lance ainsi un appel aux parents afin qu’ils encouragent davantage la scolarisation de leurs enfants lors de la prochaine année scolaire, soulignant que l’éducation demeure un levier essentiel pour le développement de la communauté malgré les défis sécuritaires auxquels la région est confrontée.