L’Intersyndicale de l’administration urbaine de Kinshasa a annoncé le déclenchement d’une grève générale et sèche à compter du mercredi 24 juin 2026 sur toute l’étendue de la capitale congolaise. Cette décision intervient après l’échec des négociations engagées avec l’Exécutif provincial et le non-respect, selon les syndicalistes, des engagements pris en faveur des agents et cadres de l’administration urbaine.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi, les représentants syndicaux dénoncent notamment la détérioration des conditions salariales, les arriérés de rémunération accumulés par les travailleurs ainsi que le retard dans le paiement des deuxième et troisième paliers convenus avec les autorités provinciales.
Selon l’Intersyndicale, le personnel politique urbain accuse 12 mois d’arriérés de salaire, tandis que le personnel administratif totalise 9 mois impayés. Les syndicalistes reprochent également au gouvernement provincial de n’avoir pas respecté le protocole d’accord signé le 28 avril 2026 avec le banc syndical kinois.
S’appuyant sur les dispositions de la Constitution de la République démocratique du Congo, du Code du travail, du statut des agents de carrière des services publics de l’État ainsi que sur les conventions 87 et 151 de l’Organisation internationale du Travail (OIT), les responsables syndicaux estiment que toutes les voies de conciliation ont été épuisées après l’envoi d’un préavis de grève le 19 juin dernier.
Le mouvement concerne les agents et cadres des 167 divisions urbaines, les régies publiques, les services provinciaux, les cabinets du gouverneur et des ministres provinciaux, ainsi que l’ensemble des travailleurs relevant de l’administration urbaine de Kinshasa.
L’Intersyndicale appelle les agents à suspendre toute activité professionnelle, à fermer leurs bureaux et à rester en dehors des lieux de travail jusqu’à nouvel ordre. Elle insiste également sur le fait qu’aucun agent ne doit subir de pression pour reprendre le travail durant la période de grève.
Tout en maintenant son mot d’ordre, le banc syndical se dit disposé à reprendre les discussions avec les autorités compétentes afin de trouver des solutions durables aux revendications formulées dans son cahier des charges, notamment le paiement immédiat des paliers en souffrance.
Divine Mbala