Quatre membres d'un parti de la coalition au pouvoir en RDC ont été libérés vendredi après leur arrestation dans la matinée à Kinshasa, tandis que le vice-président du parti reste en détention, selon un communiqué du parti.
Des cadres et militants de l'Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), parti de l'ancien président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo, avaient été arrêtés au Beach Ngobila, principal poste fluvial entre les deux Congo, à leur retour de Brazzaville.
Parmi les personnes interpellées figurait Hilaire Kasusa Kikobya, vice-président national du parti et président du conseil d'administration de l'Institut national pour l'étude et la recherche agronomiques (Inera). D'autres membres du parti ont également été arrêtés, dont l'avocat Jean-Claude Phukuta Kuala, Yvon Yanga, Valery Ilunga, Mardochée Kankonde, Arnold Kaliye et Bosco Kibata.
Selon le communiqué signé par le chargé de communication de l'AFDC, Mulumba Mukelenge Gianni, tous les membres arrêtés avaient été acheminés à la Maison militaire du chef de l'État, à la Cité de l'Union africaine, dans l'ouest de Kinshasa. « La raison de leur arrestation n'est pas connue jusqu'à présent », précise le document.
L'AFDC a remercié le président Félix Tshisekedi et la Maison militaire pour la libération de quatre de ses membres, tout en demandant que Hilaire Kasusa Kikobya, toujours en détention, soit également libéré.
Le parti a également mis en garde « tous ceux qui fournissent de fausses informations aux services de sécurité sur leurs adversaires politiques dans le seul but de nuire à ces derniers. »
Aucune réaction officielle des autorités congolaises n'avait pu être obtenue dans l'immédiat.
Ces arrestations interviennent dans un contexte de tensions politiques autour de Modeste Bahati Lukwebo, figure de l'Union sacrée, la coalition au pouvoir soutenant le président Tshisekedi. Bahati a récemment démissionné de son poste de deuxième vice-président du Sénat, tout en réaffirmant sa loyauté au chef de l'État et son maintien au sein de la coalition.