À l’occasion de la Journée internationale de la sage-femme célébrée le 5 mai, UNFPA a lancé un appel urgent en faveur du renforcement des investissements dans la formation et la protection des sages-femmes à travers le monde.
Dans une déclaration publiée le 4 mai 2026, la directrice exécutive de l’organisation, Diene Keita, a indiqué qu’un million de sages-femmes supplémentaires seront nécessaires d’ici 2035 afin de sauver plus de quatre millions de vies chaque année.
Selon l’UNFPA, les sages-femmes jouent un rôle essentiel dans la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Elles assurent notamment le suivi des grossesses, l’assistance à l’accouchement, les soins postnataux ainsi que les services de planification familiale et de santé reproductive.
L’organisation onusienne souligne que dans les zones fragiles ou touchées par des crises humanitaires, les sages-femmes représentent souvent le premier et parfois l’unique recours médical pour les femmes enceintes et les nouveau-nés. L’Afrique concentre près de la moitié du déficit mondial de ce personnel de santé, alors que plusieurs pays du continent enregistrent encore des taux élevés de mortalité maternelle.
Dans son message, Diene Keita estime que le recrutement, la formation et la fidélisation d’un million de sages-femmes supplémentaires pourraient transformer les systèmes de santé et améliorer durablement les conditions de vie des populations.
L’UNFPA rappelle également que les investissements dans les soins obstétricaux produisent d’importants bénéfices économiques. Chaque dollar investi dans ce secteur pourrait générer jusqu’à 16 dollars de retombées socio-économiques, selon l’agence.
À travers la coalition « Midwifery Accelerator », l’UNFPA accompagne déjà plusieurs pays dans l’élaboration de politiques et de modèles de soins adaptés aux réalités locales.
L’organisation plaide enfin pour une meilleure reconnaissance du métier de sage-femme, notamment à travers une rémunération équitable, des perspectives de carrière renforcées ainsi qu’un accès accru aux technologies innovantes et aux outils de diagnostic.
« Les sages-femmes autonomes offrent des soins qui sauvent et améliorent des vies », a conclu Diene Keita, appelant les États et les partenaires à soutenir davantage cette profession au cœur des systèmes de santé.